Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 19:35
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Accel Jerk Fyra (ACJ pour les intimes...)
(Avec ou sans bavette) : 16 cm 40grs

Sans bavette : slow sinking
Avec bavette : slow floatting


Voici un leurre dont la silhouette est connue, et pourtant relativement méconnue... En effet, certains y reconnaîtront le bien plus médiatisé 4 Play (Prologic) et crier à l’imitation, mais c’est pourtant bien l’inverse : l’ Accel Jerk est bien antérieur à son homologue de chez prologic.
Nous ne nous intéresserons ici qu’à L’ ACJ, car malgré la ressemblance plus que frappante, il s’agit bien de deux leurres distincts à l’action propre à chacun.
A noter qu’il existe deux versions de ce leurre, une sans bavette (slow sinking) et une version à bavette (slow floatting) qui est la version qui nous intéresse ici.
Ce leurre rentrera pour la grande majorité d’entre nous dans la catégorie des « bigbaits », même si de par sa taille, sa forme, et son volume dans l’eau, il ne fait pas partie des « vrais gros joujous » notamment pour les pêcheurs exclusifs de broc.
En revanche, ses 3 articulations (4 parties) le rangent sans doute possible dans la catégorie des hard swimbait.


Trois articulations, quatres parties, rien de moins original pour un swimbait me direz-vous.
Oui mais ! (Car il y a un mais, sinon on n’en parlerai pas !) Ces articulations (d’excellente facture) présentent des particularités qui permettent à ce leurre de se distinguer de ces confrères articulés classiques : Tout d’abord à l’inverse des beaucoup de ces swims articulés à partir du deuxième tiers du leurre ; la première articulation de notre cher ACJ se situe à peine au premier quart (juste sous les ouïes).
De plus, ses articulations sont bridées et bien plus limitées que chez les autres leurres de sa catégorie, donnant ce profil particulièrement cintré.

Et c’est bien là la plus grande particularité de l’ ACJ, car là ou d’autres swim se déhanchent à l’extrême (tel notre cher Webmaster Flanagan en boîte…), à la limite du « too much », la conception de ce leurre lui confère une nage particulière, que nous allons détailler plus loin.

Au niveau de la forme générale, le profil est fin et allongé, le profil assez plat, qui n’est pas sans rappeler un jeune brocheton ou encore un petit chevesne.

Les quelques billes présentent au niveau central du leurre diffusent une mélodie à la fois modérée et grave (sonorité souvent préférée par les pêcheurs de brocs !)

L’armement : équipé de deux triples bien placés et de très bonne qualité, plutôt forts de fer, ce qui est rassurant et sécurisant pour un leurre s’adressant plutôt aux jolis poissons.
Enfin dernier point, la finition, est excellente, tant au niveau de la forme générale, du corps, du relief, du dessin très précis de la tête, mais également au niveau des coloris, très nombreux, complets et originaux.

En revanche, la peinture a tendance à sauter rapidement lors de chocs, ou contre les dents des brochets, notamment sur les modèles brillants mais finalement pas plus que la plupart des leurres.

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NAGE
On entre ici dans la vraie particularité de ce leurre.
Les fameuses articulations lui confère une nage à l’ inverse de ce que l’ on voit couramment.
A une époque, ou la mode est aux swim se balançant de droite à gauche, parodiant quasiment la nage naturelle (exemple du javallon, sans en contester l’ efficacité !) notre Accel Jerk, fait ici tout l’ inverse, au risque de faire râler certains s’attendant à retrouver cette nage chaloupée.
En effet, ramené à une vitesse disons classique, les articulations travaillent assez peu, le serpentage est relativement limité.
En revanche ramené de cette manière, il effectue un rolling important, montrant alternativement les flancs de manière très attractive.
Mais le vrai pouvoir de l’ ACJ, c’est sa nage à basse vitesse. On comprend ici tout l’intérêt de sa conception. Il peut être ramené vraiment extrêmement lentement. Le rolling est alors presque absent, laissant place à un véritable tortillement quasi sur place, sexy en diable !
Cette sorte de "lap dance" subaquatique se déclenche dès qu’on touche la manivelle de son moulin, et couplé à sa faible flottabilité, il permet d’ engager un vrai striptease devant le carnassier embusqué, de faire monter la tension de ce dernier qui finit par craquer et se jeter sur sa proie…
En revanche, sur le twitchs et jerk, l’inertie est assez forte et le mouvement peu spectaculaire : notre ACJ se raidit, montre un peu ses flancs et se restabilise assez vite.

UTILISATION

En raison de sa petite bavette, il faut savoir que ce leurre plonge peu, de l’ordre de 80 cm max environ. Couplé à sa nage si particulière vue ci-dessus, on peut comprendre tout son intérêt pour insister lourdement sur des poissons repérés ou des postes marqués de bordure.
Ramené plus vite, il pourra éventuellement couvrir un plus large périmètre (passer au dessus d’herbiers de pleine eau), mais à mon sens, d’autres leurres sont bien plus adaptés à cette pêche, même si en temps que swimbait, il est tout à fait capable de faire monter les poissons de bien plus profonds.
Personnellement, c’est vraiment sur les pêches de bordure que je me suis rendu compte de tout son potentiel, et également pour « rattraper » un poisson loupé, décroché ou même juste aperçu derrière un autre leurre. Son pouvoir de pêche très lent permet en général de faire craquer un poisson même très peu actif. A ce titre, il se révèle être un swim de tout premier ordre pour les pêches les plus froides et les plus difficiles d’hiver, ou son réalisme est également un atout pour les eaux cristallines de la saison froide.
Dernier détail, non des moindres pour la plupart des pêcheurs comme nous qui touchons un peu à tout, sans pour avoir des fagots de cannes spécifiques à chaque type de leurre : sa taille passe partout lui permet de s’attaquer autant aux brocs qu’aux bass. De même son poids assez modéré autorise l’ utilisation d’une canne MH, surtout si on ne force pas trop sur les lancés, ce qui est quand même le cas pour beaucoup de pêcheurs français hésitant à investir un budget dans un combo bigbait.

CONCLUSION :

Les + :

- Qualité/prix : prix aux alentours de 20 euros, ce qui n’est pas si cher pour un swimbait de cette facture et de cette finition.
- Action particulière
- Finition/armement
- Ne nécessite pas un matériel spécifique.

Les - :

- Une seule taille disponible.
- Peinture un peu fragile
- Léger manque de polyvalence, ce qui peut limiter son utilisation pour certains d’entre nous, frileux à mettre plus d’une dizaine d’euros dans un seul leurre.

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Par Renaud P.
Par Renaud - Publié dans : Tests de leurres durs - Communauté : La pêche aux leurres
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