Techniques

Mardi 7 juin 2011 2 07 /06 /Juin /2011 14:52

jungle fishing black bass heavy cover

S'il y a une pêche que j'affectionne particulièrement, c'est bien le "jungle fishing" dans les petits canaux d'irrigation délaissé de tous, qui peuvent pourtant, avec la technique adaptée, procurer pas mal de surprises!
En effet, le blackbass s'y est devellopé sans trop de pression, à part celle de l'habitat restreint et la quête difficile de nourriture.


biotope.png

herbes.png Ces petits canaux se trouvent un peu partout en France, traversant des champs d'agriculture interminables, ils ont une profondeur de 40 à 60cm. La végétation s'y développe jusqu'à pratiquement tout recouvrir au milieu de l’été. La pêche y est alors très difficile lorsqu’il n’y a pas de végétation, le poisson est alerte et la faible profondeur lui permet de voir tout ce qui se passe sur les berges, rendant l'approche très difficile...
En revanche, en avançant dans la saison, le canal se remplit de végétation et le blackbass commence à trouver des postes….le pêcheur aussi !

 

regles.png

La grande luminosité des belles journées et le peu d’eau font que le blackbass reste toute la journée à l’ombre sous les covers, et il est alors très difficile voire impossible de provoquer une réaction sur un leurre.
Ces poissons ont adopté un régime essentiellement basé sur les grenouilles. C’est pour cela que le seul moment d’activité intense est le coup du soir, lorsque le soleil est rasant à l’horizon, et que les grenouilles se mettent à chanter et rentrent en activité. Le canal peu alors exploser de toutes parts, et on assiste à des gobages monstrueux ! On est alors surpris d'entendre claquer la surface si brutalement pendant ce pic d'ativité soudain bien que que le spot paraît si calme en pleine journée!

C’est précisément ces moments là qu’il faut pécher, à la frog, et au texan lourd pour pénétrer le cover.


peche heavy cover black bass


 

matos

Etant creusés à la pelleteuse, ces canaux ont des berges souvent abruptes et il faut souvent dropper le poisson (le sortir en le soulevant avec la canne). Donc ici, pas de fioriture, pour dropper un blackbass de 50cm avec ses 500g de végétations au coin de geule, il faut du matériel bien costaud, une canne qu’on a pas peur d'abîmer!

bb.png Personnellement, j’ai trouvé mon bonheur pour cette pêche occasionnelle avec une « Astucit » BlackCast, 2,40m 20/80g, jig & Heavy Texan à 75€ .
Ce genre de canne permet de se tenir en retrait de la berge, derrière les ronces et orties pour pécher à vos pieds, et le poisson peut alors être dropper efficacement, sans prendre un metre de fil !
N’importe quelle canne XH de 2.10m minimum peut convenir, mais attention à votre matériel : comme évoqué plus haut, un blackbass de 50 et sa touffe d’herbe est vraiment lourd à soulever pour une canne, et il serait dommage de casser canne sur cette technique.

Niveau fil, ici le nylon est de rigueur.
En effet, les blackbass postés sur les postes libres dans si peu d’eau sont très receptifs à la pause d’une  tresse de gros diamétre à la surface, et il m'est arrivé plus d'une fois de voir dégerpir de beaux poissons!
Par conséquent, un nylon 37.5 à 40/100 fait très bien l'affaire.

 

leurres

2 types de leurres sont rois ici: les frogs et Basirisky, et les tubes!

leurre frog basirisky deps black bass

Les frogs donnent uniquement lorsque les poissons sont au sommet de leur activité alimentaire. Elles permettent aussi de repérer les positions des poissons dans le cover, et il n’est par rare de passer bruyament sur une grosse touffe avec une Basirisky, et de provoquer un remous qui donne la chair de poule… le poisson est alors repéré, il faut penetrer le cover!

balle Rien de plus efficace que les tubes creux, dans lesquels on insére une chevrotine de 10g à 15g (ce poids sera choisi au plus léger suivant la résistance du cover, il devra permettre au tube lors de sa prospection sur le cover, de « percer » et « descendre » dans la moindre trouée).
Dans les covers moins épais, on peut utiliser des tubes normaux ( Fat Ika Gary Yamamoto), dans lesquels on insére une olive de pêche au coup (bien moins cher qu’un « insert »), de 2.5g à 5g. La chevrotine placée au milieu donnera une nage planante, tandis que placée en tête, le tube piquera du nez dans la moindre trouée.

Il faut garder en tête que plus le grammage sera léger, plus on touchera de poisson. Il convient donc de trouver la plombée la plus juste pour juste pénétrer le cover.

 

basirisky deps black bass heavy cover

conclusion

C'est donc une pêche un peu différente, précise et excitante qui peut être parfois très sympa et durant laquelle vous êtes à peu près sûr de ne croiser personne, à l'exception un agriculteur sur son tracteur...

 

Je reste persuadé que sur les parties les plus éloignées des lieux de stationnement, ces canaux peuvent abriter de très, très gros poissons oubliés…alors pourquoi ne pas ressortir le VTT de la cave ???!

peche black bass

 

Sébastien pour Flanatack

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 15:47

peche chevesne montage weightless

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essai2.jpg Si comme moi vous êtes accroc de la pêche du chevesne à vue, voici une technique bien plaisante pour le début de saison, ou quand les poissons refusent de monter en surface sur les insectes flottants : la pêche en weightless!

La technique est très simple et consiste à localiser les chevesnes postés dans la rivière et à leurs envoyer un petit leurre souple monté weigthless.


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Comme pour toutes les pêches de chevesne, la discrétion au bord de l’eau est une des clés de la réussite, mais ici il faudra aussi rajouter la patience.

peche a vue chub

Si vous êtes assez discret en arrivant sur le poste présumé, soit vous localiserez les poissons postés de suite, soit vous les verrez se défiler tranquillement. Il vous suffit alors de patienter et je peux vous assurer que le poisson repassera, ou reviendra se poster. Si toutefois aucun poisson n’est présent sur le poste, qui pourtant vous paraît bon, attendez quelques minutes et une fois le calme revenu, vous verrez apparaître les chevesnes.

Il m’arrive aussi, quand les poissons sont sous les frondaisons, de faire claquer le leurre à la surface par un lancer appuyé, ce qui a pour effet de faire sortir les chevesnes qui viennent inspecter l’endroit de l’impact. Un deuxième cast, et le tour est joué !

Il est inutile d’attendre si le poisson à fuit à toutes nageoires à votre arrivée, vous êtes repéré par la brigade...

hook-copie-1.jpg Une fois le poisson « logé », il vous suffira de lui faire passer votre leurre de la façon la plus naturelle possible, en vous aidant du courant, à portée de bouche. Vous pouvez shooter directement dessus, tout comme vous le feriez avec un insecte souple ( Woodlouse, Insecter, Aiba Mushi...). L'animation se fera alors en linéaire lent et régulier, et sans à-coup !

Certains jours, ils ne se déplaceront que de quelques centimètres, voire pas du tout, d’autres jours ils se jetteront dessus à peine le leurre tombé dans l’eau. A vous de trouver la bonne vitesse de dérive et surtout la bonne vitesse d’immersion, car si le leurre coule comme une enclume, comme quand il est plombé avec une tête classique, c’est la fuite du chevesne!

L'utilisation de leurres salés dans la masse est donc intéressante, car ils sont plus denses et ne flotteront pas à la surface. Toutefois, si vous pensez que le leurre ne coule pas assez vite, vous pouvez rajouter un petit insert en tungstène. Celui-ci permet aussi de gagner de le distance sur les lancés, et sur certains postes, ce n’est pas négligeable. L'insert permettra aussi un certain équilibre du leurre ( des shads notament) et évitera que ceux-ci nagent en vrille.

leurres chevesne weightless
matos.jpg
Pour les leurres vous aurez l’embarras du choix. Cela va de la mini craw ( Ring Shrimp ReinsBug Ants Ecogear, Hog Impact Keitech,...) en passant par les mini grub, le Tiny Ika de Gary Yamamoto,  sans oublier les shads ( Rockvibe Reins, Swing Impact Keitech, One'up Shad Sawamura, ...) qui feront tout aussi bien le boulot. Personnellement, pour toujours garder cette idée de discrétion, je les choisi en taille 2', 3' maximum. Si toutefois vous essuyez quelques refus, une petite vaporisation d’attractant en spray sur le leurre peut décider un prétendant à la photo.


Comme bien souvent, dans les pêches du chevesne, il n’y a pas de leurres miracle et c’est lui, et lui seul, qui décidera du leurre du jour. A vous de trouver la bonne combinaison couleur/forme/taille. chevesne weightless a vue


Pour les hameçons, j’utilise des ‘’Finesse Down Shot’’ de chez Illex ou des Mosquito ( Owner),  voire même des hameçons texans si il y a quelques herbiers emmergeants. Choisissez-les dans une taille qui oscille entre le n°3 et 8, montés en direct sur le bas de ligne.

Niveau matos, une canne adaptée avec un moulin en 2500 garni de tresse en 8 ou 10°°, ou du fluoro en 18 ou 20°° sont largement suffisant. Si vous opter pour de la tresse  un bas de ligne en fluoro de 20°° de 1 ,80m minimum est de rigueur, toujours pour la discrétion. Le nylon est à éviter ici, car il aura tendance à flotter, et freinera donc l'immersion du leurre dans l'eau.

Comme toutes les pêches à vue, cette technique mettra vos sens en éveil  et sera une excellente préparation à l’arrivée des beaux jours et de la montée en surface des chevesnes.

Ludo pour Flanatack

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mardi 26 avril 2011 2 26 /04 /Avr /2011 21:04

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A de nombreuses reprises lors de sessions de pêche, il me manquait souvent la bonne tête plombée, celle la mieux adaptée et qui ferait sans nul doute, toute la différence.

Aujourd'hui, le nombre de modèles sur le marché est considérable, Deps, Owner, Decoy, Delalande, Berkley, Reins... presque toutes les marques proposent une gamme de têtes plombées adaptées à leurs leurres.

Comment s'y retrouver  ? Comment arriver à avoir toujours sur soit les têtes plombées désirées sans se ruiner ? Obtenir le bon compromis entre taille de l'hameçon / grammage / forme de la tp ?

Une seule solution, les adapter "sur mesure" !

caddie.png Je vais donc vous détailler brièvement comment réaliser une copie de tête plombée à bas prix à l'aide de plâtre.

Pour commencer voici tous les matériaux nécessaires pour confectionner « correctement » une copie de tête plombée :

- un tupperware (de faible contenance ou contenance adaptée ayant la faculté importante d’être souple)
- du plâtre de Paris assez fin (généralement plus il est cher et plus il sera de qualité, avec un plâtre très fin, vous aurez beaucoup plus de facilité à prendre l’empreinte des têtes originales)
- un liquide gras, type huile alimentaire
- de l’eau bouillante
- une perceuse avec un foret à béton de gros diamètre
- un tournevis plat
- un couteau
- un chalumeau
- une louche en métal
- une pince autobloquante ou un étau
- des hameçons de différentes tailles et différentes formes
- du plomb

 

Aujourd'hui, pour notre exemple, j'ai décidé de copier ces quelques têtes plombées de différents modèles

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La première étape consiste à graisser le réceptacle qui va accueillir le plâtre pour éviter à celui-ci d’adhérer à la paroi du tupperware, personnellement j’utilise simplement de l’huile de tournesol peu chère et qui convient tout à fait à mes attentes

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Inutile d'en mettre une tonne, l'important est que le corps graisseux empêche le plâtre d'adhérer

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Il faut ensuite, à l’aide d’eau bouillante constituer un plâtre assez pâteux, assez dense de façon à pouvoir reposer les têtes plombées dessus. L’eau bouillante à la particularité de fluidifier davantage le plâtre

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Le plâtre doit être très visqueux, il faut donc vraiment faire attention au dosage de l'eau

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Là c'est visqueux !

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Ne pas hésiter à taper à plusieurs reprises le récipient sur un support solide afin de répartir le niveau de façon plane et de supprimer les bulles d’air contenues dans le plâtre. Attention également à ce que le plâtre soit assez épais pour supporter la chaleur du plomb (quelques centimètres suffisent)

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Et on tape et on tape... Le corps gras va ainsi recouvrir d’une fine pellicule le plâtre devenu plat

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Il faut alors laisser prendre celui-ci quelques minutes (2-3 pas plus) avant de déposer délicatement l’original des têtes plombées. Appuyer légèrement pour que le niveau du plâtre prenne l'empreinte de la moitié de la tête

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Le positionnement des têtes plombées est capital, s’il n’est pas bien réalisé il risque de rendre compliqué le moulage et de fragiliser le support en plâtre. Il faut également penser à positionner dans l’axe de la hampe certains modèles qui peuvent freiner le coulage du plomb (je pense notamment aux têtes plombée type sabot). Dans ce cas, un alignement hampe de l’hameçon/axe de coulage est conseillé.

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L'huile assurera également un décollement aisé des têtes

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Une fois les têtes positionnées, il faut attendre au minimum 3h que le plâtre prenne avant de passer à l’étape suivante, je n’hésite pas à placer le tupperware sur un support chauffé afin d'accélérer le séchage

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Une fois le tout bien sec, vous pouvez prendre le loisir de déloger tout ce petit monde

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Afin d’assurer un lien entre les deux parties de plâtre (mâle et femelle), je vous conseille de forer à l’aide d’une perceuse une partie de la section plâtrée et non utilisée sur quelques millimètres de profondeur. Cela aura l’avantage d’être propre mais cette étape peut également se faire au couteau alors même que le plâtre n’est pas encore sec

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Voici, (bien plus tard) la finalité de l'encoche une fois les deux parties (mâle et femelle) réalisées

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Il faut décoller très soigneusement les têtes du plâtre pour enlever les quelques petits parasites et les replacer une fois la partie femelle créée

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C’est l’heure du deuxième passe du corps gras avant le deuxième coulage, on ne change pas de méthode

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Pour ce deuxième coulage, on pourra réaliser un mélange beaucoup plus liquide que le précédent, il aura l’avantage de prendre une empreinte plus précise des têtes plombées

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Il faudra toutefois tapoter à de nombreuses reprises sur le support afin de bien répartir le plâtre et d’enlever toutes les bulles d’air de celui-ci

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Surtout j’insiste bien sur cette étape car les bulles d’air peuvent gâcher tout le travail fait précédemment

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Le coulage est réalisé, de nouveaux pour un plâtre de prise rapide, 3h00 sont nécessaires avant de pouvoir ré intervenir sur l’ensemble, quelques centimètres de plâtre suffiront à résister à la chaleur du plomb en fusion

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Il faudra séparer à l’aide d’un tournevis plat les deux parties de plâtre

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Si le corps gras a bien été appliqué cela se fera sans difficulté

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Les parties mâle et femelle sont là, bien que pour cet exemple, j'ai bêtement oublié de créer la prise femelle qui aurait donné naissance à la prise mâle après moulage... à ne pas imiter...

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Une fois les têtes plombées dégagées, il faut creuser à l’aide d’un couteau les embouchures qui serviront à couler le plomb, plus vous faite cette opération peu de temps après le séchage plus vous aurez facile car le plâtre est encore tendre

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La partie femelle est taillée, on passe à la partie mâle

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Toutes les finitions doivent se faire à ce moment car la plâtre est encore tendre, nos embouchures sont créées

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Il faut ensuite laisser sécher l’ensemble au moins 48h, rien en sert de couler du plomb avant, le plomb ne supporte pas l’humidité encore contenue dans le plâtre

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warning3.png 48h00 plus tard, on peut s’essayer aux premiers moulages…

Avant toute chose il est très important de procéder au coulage dans une pièce très aérée voir même dehors car la vapeur de plomb est très nocive pour l’homme : ATTENTION DANGER

 

 

Ne voulant pas investir dans un pot de fusion, j’ai opté pour un chalumeau de plomberie avec une louche de cuisine en métal. Ce duo permet de faire fondre de petites quantités de plomb assez rapidement et surtout d’être précis dans le versement de celui-ci

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Le placement des hameçons est délicat et doit être précis, pour varier les tailles et les épaisseurs, j'ai recreusé avec un couteau la partie inférieure du moule, entre la forme des têtes et les prises mâles et femelles

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Imbriquez délicatement la partie mâle dans la partie femelle, il ne faut pas qu'il y ait un jour entre les deux parties, s'il en existe un il faut creuser le moule au couteau encore davantage

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Une pince ou un étau seront indispensables lors du coulage pour maintenir les deux parties

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Il faut faire fondre la quantité de plomb suffisante, ni plus ni moins

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Prenez bien le temps d'apporter le plomb à une fusion totale

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Peu importe les impuretés encore présentes, avec un peu d'habilité, elles ne finiront pas dans le moule

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Verser le plomb en fusion délicatement dans chaque embouchure, attention à garder constamment le plomb en fusion et de remplir le moule en une seul fois

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Le démoulage peut s’effectuer instantanément mais attention aux brûlures ! Le port des gants est fortement conseillé

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Un couteau sera nécessaire pour retirer les bavures sur le plomb

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Ainsi qu'une pince coupante pour retirer la forme de l'embouchure

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Voilà vous avez réalisé votre première copie, libre à vous ensuite de varier les hameçons...

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De les peindre et les vernir

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Et/Ou de les décorer…

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Utilisez de la peinture de maquette et un verni en bombe classique

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 Vous pouvez également créer des têtes jig avec des fibres de silicone

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N'hésitez pas à laisser vos commentaires, c'est avec plaisir que j'y répondrai afin d'améliorer cet article.

 

Joss' pour Flanatack

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 22:11

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On se demande souvent si un trailer ( leurre souple à l'arrière d'un spinner ou d'un jig) peut avoir une influence sur l'efficacité globale de son spinnerbait. Certains sont convaincus de leurs efficacité, pour des questions de volume, de réalisme ou de caractéristiques techniques ( ralentissement de récupération, ...). D'autres s'en passent bien volontiers, considérant que le poisson n'est attiré que par les vibrations et les reflets des palettes, et focalisent leur attaques au niveau de la jupe.

Réelle conviction? Fétichisme? Surperflu? Indispensable?

Voici quelques avis pour le moins partagés de nos pirates testeurs... 

 

ludo22.png

Je ne mets que très rarement de trailer sur mes spinnerbaits, car je considère que le brochet ne chasse le spinner uniquement pour ses qualités vibratoires. Je pense que le spinner se suffit à lui-même, que les palettes et la jupe font le boulot, et qu'il est pas vraiment nécéssaire de rajouter un soft supplémentaire. Soit je pêche au spinner, soit je pêche au leurre souple, pas les deux!
En revanche, il m'arrive d'ajouter des jupes supplémentaires pour rendre l'ensemble plus volumineux, plus planant, et plus pêchant à la descente.

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jojo.png Le trailer de spinner est pour moi l'équivalent de l'attractant pour les leurres souples: c'est avant tout un complément. J'en positionne uniquement quand j'enchaine les "short bites" et les suivis jusqu'au bateau, celà n'apporte qu'un petit plus de réalisme mais ne représente pas un facteur déterminant pour moi.

Le spinnerbait reste à mon sens un leurre à imitation grossière que le poisson ne doit pas prendre le temps d'identifier, preuve en est les multiples attaques répétitives sur les palettes par les poissons peut enclins à saisir un spinner.

Mes trailers préférés restent ceux avec une queue de shad aux vibrations assez amples ou une double queue en demi lune (style Sandra) utilisée couramment sur les spinner à Musky.

Je pense toutefois qu'on utilise des jupes beaucoup trop courtes la plupart du temps, à mon sens  un vraie jupe de spinner doit également recouvrir l'hameçon chance éventuellement positionné, comme sur les Strike King que j'apprécie particulièrement pour leur rapport qualité/prix.

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http://img.over-blog.com/300x228/1/85/52/51/Technique/Trailer-de-spi/DSC04346.JPGJe pêche au spinner en power fishing ultra rapide lors de déplacement en float entre 2 postes, parfois pour insister plus lentement sur un poste encombré, voire en falling sur les herbiers, etc….
J’utilise toujours un trailer en forme de shad avec un hameçon chance adapté à l’ensemble.

Pourquoi cette forme?  Je trouve qu’elle s’adapte très bien au spinner, que la queue souple ajoute un signal supplémentaire, du réalisme, et que l’hameçon chance se positionne à merveille dessus.

http://img.over-blog.com/300x228/1/85/52/51/Technique/Trailer-de-spi/DSC05150--2-.jpgComme shad, j’utilise différents modèles suivant la taille du spinner.

- Ecogear Grass Minnow pour les petits spinner (moins d’1/2oz)

- Berkley Powerbait Ripple Shad (en ayant pris soin de couper la tête avec les yeux avant) sur les spinnerbait moyens (entre 1/2oz et -1oz)

- Keitech Swing Fat Impact sur les gros spinner (1oz et plus) 

 


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rere1.png A mes yeux le trailer n'est pas essentiel, le spinner étant déja un leurre très agressif et émettant des signaux forts. Un soft dedans est noyé dans la "masse" de signaux, mais peut tout de même apporter un plus qui peut parfois faire la différence, surtout sur des poissons suiveurs ou "kissant" juste légèrement la jupe (perches, bass).

Ainsi, j'utilise en priorité des leurres souples de type grub pour des animations linéaires ( le long des berges, des souches ou des herbiers). Ils apportent des qualités vibratoires supplémentaires, et j'utilise souvent des coloris qui contrastent avec la couleur de la jupe, pour aider le poisson à cibler son attaque.

Je me sers aussi de worms ou toutes formes éffilées( trailers à spinner en fourche par exemple), surtout dans le cas de pêche en plein dans les bois morts où je dandine beaucoup le spinner, explorant chaque branche et chaque trouée (un peu comme avec un jig, mais plus rapide et agressif) en faisant heurter les branches, dandiner le creux d'une souche, etc...Les qualitées nageantes et tortillantes du worm apportant pour moi un "plus" dans ces conditons.



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J'ai mis des trailers sur mes spinners de façon systématique pendant une saison, puis n'en ai plus mis du jour au lendemain, sans constater de différence flagrante! Pour avoir aussi fait de nombreux tests à deux pêcheurs, je suis désormais convaincu que le trailer n'apporte pas grand chose sur un spinnerbait à brochet. Ce leurre se suffit à lui-même et est assez complet dans les signaux qu'il émet.  

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spin_nico.png N'utilisant le spinnerbait que sur le brochet dans des endroits encombrés uniquement (nénuphars, branchages, etc...), j'ai dans l'idée que le trailer n'est pas très utile dans ces conditions. Un brochet posté attaquera surtout par aggrésivité et instinct de territorialité. Les signaux que le leurre envoie et le choc des palettes contre les obstacles suffisent à décider un brochet embusqué, le volume de la jupe et sa mobilité dans l'eau rendra l'ensemble plus vivant, mobile et réaliste.

En revanche, pour avoir essayé quelques trailers différents par le passé, je dois avouer que le trailer à spinner Keitech m'a apporté des résultats étonnants!
Bien que très fragile sur une pêche spécifique du brochet, son comportement sous l'eau est des plus séduisants.

Il ondule magnifiquement et n'offre aucune résistance qui pourrait géner l'équilibre du leurre. Alors oui, je m'en sers encore parfois, mais plus par fétichisme que par réelle convction... 

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Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 13:26


Encore peu présent sur l'ensemble du territoire Français, la pêche de l'aspe est assez meconnue, et pourtant, quel poisson de sport formidable! C'est donc d'un de mes compagnons de jeu favoris dont je voudrais vous parler. Un petit rappel sur l'ichtiologie s'impose.

peche de l'aspe leurre

Nom: Aspe (cyprinus aspius aspius Linné 1758)

Famille: Cyprinidés

Caractéristiques: Corps allongé, un peu comprimé latéralement. Petites écailles.Tête pointue, petits yeux, large bouche orientée vers le haut. Dos vert olive avec des reflets bleutés.Flancs plus argenté à reflets jaune.Ventre blanc argenté. Nageoires pectorales, pelviennes et anales rougeâtres.

Taille moyenne: 50 à 80cm jusqu'à 1,20m

Habitat: cours d'eau, grand lac et estuaire

Comportement: L'aspe est un poisson originaire de l'Europe de l'Est, du bassin du Danube en particulier. Les jeunes se nourissent essentiellement d'invertébrés. L'aspe adulte est surtout ichtiophage et chasse les bancs de poisson près de la surface. Il consomme des espèces comme le gardon, l'ablette, la vandoise. Son alimentation est aussi constituée de batraciens et de petits oiseaux. C'est un migrateur holobiologique, qui demeure en eau douce et qui peut remonter des estaires vers l'amont des cours d'eau pour se reproduire. Il hiverne en profondeur.
Il vit généralement dans les cours moyens (zone à barbeaux) et inférieurs (zone à bremes) des fleuves et parfois dans de grand lacs. Les jeunes sont grégaires et vivent en bancs près des rives. Ce comportement se perd en vieillissant, les adultes devenant progressivement solitaires et occupant aussi le milieu des fleuves.

Répartition: Présent dans le bassin du Rhin et dans une partie de celui de la Moselle et de la Meuse. Des spécimens sont signalés dans le bassin de la Loire et de la Saône. Une progression de l'aire de répartition et des populations est constatée.


  sa_peche.png

Pour ma part, j'ai capturé mes premiers aspes en 2002 accidentellement à la cuillères Aglia n°2 en cherchant la perche. Ce n'était pas de gros individus mais le premier m'avait beaucoup surpris et je me demandais vraiment ce que j'avais pris comme fish! Sur les grandes étandues d'eau inutile de le chercher en plein eau, ce poisson est sans cesse en mouvement et donc difficile à localiser. Je préfère me concentrer sur les secteurs où il y a de très forts courants comme les sorties de barrages, les avals de seuils, les arrivées d'eau ( attention cepandant sur certains fleuves ces postes sont en réserves). Les ports ont aussi un fort potentiel avec les nombreuses zones de replis sous les bateaux et la source de nourriture qui y est disponible. La meilleure période commence à l'ouverture avec un gros pique d'activitée en Juin et à l'automne.

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La pêche de l'aspe n'est pas une pêche finesse et pour maitriser un beau sujet dans le courant il vaut mieux une canne MH. Spinning ou casting, ce sera au choix de l'utilisateur, mais la rapidité d'animation et de récupération est à privilégier. Je garnis mon moulinet avec un nylon de bonne facture en 28°° et un bas de ligne en fluoro de 48°°.

Chasseur de surface, la pêche de l'aspe n°1 est bien sûre celle au top water. Poper, stick bait,  tout est bon pourvu qu'il ne soit pas trop gros. Mes favoris le Sammy 65 et Sammy 85, le wander 80 ( Lucky Craft) , le dog X JR( Megabass), le SK Pop et le roi le water monitor 85 (Illex).

aspe-pointer-78-copie-1.png

Pour les coloris, je privilégie les coloris naturelles et à tendance blanche. J'ai eu quelques résultats avec des couleurs flashy, mais c'est beaucoup plus aléatoire.
La pêche au jerk est aussi rentable, le B'Freeze 78 sp  restant un incontournable dans les couches intermédiaires. Le Squad Minnow 85, Squirrel et D Squirrel ( Illex ) ainsi que le Staysee ( Lucky Craft ) sont aussi des valeurs sûres.

 

  situation.png

Pour les animations, l'aspe se pêche comme un bourrin, à fond les ballons. Si vous n'avez pas mal au poignet après 30mn de pêche, c'est que vous n'avez pas été assez vite!
Inutile non plus de s'appliquer à faire un walking the dog '' d'école'', il faut que le leurre nage à la limite de décrocher. L'aspe vous fera vivre une attaque en surface avec une violence à vous arracher la canne des mains. Soyez sur vos gardes!
Biensur, comme tous les poissons, il faut adapter son animation à la saison. Très rapide l'été, plus lente en hiver, etc...
J'ai pris aussi quelques poissons au lipless et au cranck, mais ces leurres sont plus rentable en fin de saison quand les aspes sont plus redescendus dans la couche d'eau. Ce poisson répond aussi bien à la mouche et au leurre souple.

leurres lucky craft illex aspe

Une fois le poisson ferré, il cherchera le courant et ne se rendra qu'à bout de force. Les premiers démarrages sont violents et si les hameçons sont de mauvaise qualité ils ne supporterons pas le combat.

Une fois que vous aurez pris votre premier poisson sur un rush en surface, que vous en aurez pris plein les yeux, que vos genoux se seront mis à trembler, alors oui, vous aurez définitivement chopé le virus.  Et demandé votre mutation en Alsace!

peche aspe leurre alsace strasbourg

 

Nico, Ludo et Joss pour Flanatack

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 12:20

PRÉAMBULE


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Cette technique de pêche partant à la base d’un montage à la simplicité déconcertante, se généralise depuis ces dernières années sous nos latitudes, en grande partie pour contrer une pression de pêche de plus en plus importante et un manque de réactivité des poissons face aux techniques et montages plus largement utilisés jusque là.

Cependant, ce montage simplissime il est vrai, se résume bien souvent pour la majorité des pêcheurs à un plomb, surmonté de un ou plusieurs hameçon sur lesquels sont enfilés de petits leurres souples, et destinés à une pêche plutôt lente à quasi statique. Erreur!



C’ est mal connaitre cette technique dans sa globalité et toutes les merveilleuses possibilités qu’elle nous offre, et c’est ce que nous allons essayer de voir ici, sans prétendre aborder toutes les subtilités, ni même toutes les applications possibles ( à chaque pêcheur sa façon de faire !).



LA BASE  DU MONTAGE



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Initialement, ce montage est des plus basiques!
Dans l’ ordre :

- un fil ( nylon, fluorocarbone, tresse dans de très rares cas)

- un hameçon fixé par un noeud palomar à environ 50cm au dessus du plomb ( texan ou simple à œillet le plus souvent, de taille et forme adaptée au leurre)

- un lest, dont la taille, forme, poids et même composition (plomb, tungstène,...) varieront selon les paramètres habituels de la pêche : poisson ciblé, spot, fond, …





La seule difficulté technique du montage serait (et encore...) d'effectuer le noeud Palomar sur le l'hameçon. Si vous ne l'avez jamais fait, entrainez-vous une fois ou deux chez vous pour prendre le coup. Ensuite, c'est comme le vélo, on s'en souvient à vie ! Avant de faire le noeud, prévoyez la longeur souhaitée entre l'hameçon et le plomb.





Rien de plus simple donc ! Cependant, cette technique, si simple en apparence, recèle une foule de possibilités, variantes, et applications possibles qu’il est pour ainsi dire impossible de tout aborder ici. On se contentera donc des plus connues, utilisées, et reconnues, mais libre à vous de faire varier et évoluer vos propres montages drop shot!

LE MATÉRIEL


Le combo

Il sera adapté en fonction de l’action de pêche recherchée, car on peut tout aussi bien pêcher en L voir UL, ou en heavy drop shot avec de gros soft swimbait, canne X-Heavy et compagnie...
Un ensemble spinning est souvent utilisé pour cette pêche et de nombreux modèles spécifiques sont disponibles sur le marché. L'essentiel étant d'adapter son ensemble au poisson recherché et au coin de pêche (donc au poids du plomb, taille du leurre,etc...). Celui-ci devra être léger, pour ne pas vous fatiguer à animer votre leurre. Il devra être aussi ni trop raide ( pour ne pas soulever le plomb à chaque coup de scion), ni trop "nouille" pour ne pas perdre en sensibilté et nervosité. Préférez donc une canne autour de 2m / 2m20 avec une bonne sensibilité pour ressentir la moindre touche dans le blank ( les monobrins sont aussi très bien adaptées à cet usage).
Un ensemble casting peut toutefois être utilisé pour de longues sessions, des pêches plus lourdes, pour des raisons de confort et de précision de lancer.



Le fil

Classiquement, le corps de ligne varie du 18 au 30 centièmes dans la majorité des cas, néanmoins si vous recherchez spécifiquement de petits poissons en eau claire ( rockfishing par exemple ), ou que vous tentiez un poisson record en heavy drop-shot, dans ce cas, il convient d’ adapter le diamètre.

Le nylon est le plus souvent utilisé car il est peu couteux, et ne nécessite pas l'emploi d'un bas de ligne fluoro.

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Cependant, si une touche de discrétion, de raideur et de sensibilité est nécessaire, ou encore en cas de spots encombrés avec des risques d’abrasion importants, le fluoro se montrera alors supérieur.

J'utilise pour ma part un Trilene (Berkley) dans beaucoup de situation car il est peu couteux, relativement discret sous l'eau et assez sensible.

Dans les cas extrêmes, on peut utiliser un fluorocarbonne encore plus discret sous l'eau, et plus fin ( Seaguar par exemple).







La tresse peut être envisageable ( rarement touefois ), sur des poissons pas trop difficiles et peu regardant, par eau trouble, ou sur des pêches nécessitant une sensibilité accrue (grande profondeur, vent,…).
On peut toutefois utiliser la tresse en corps de ligne, suivi d’un bas de ligne en fluorocarbone, mais en drop cela présente selon moi plusieurs défauts : tout d’abord, ce montage "consomme" pas mal de fil, et si il faut changer de taille d’hameçon en cours de pêche, ou lors d’une casse, il est nécessaire de tout remonter, et donc refaire un bas de ligne (fastidieux non ??) ; à moins de prévoir un très long bas de ligne, mais on perd alors les avantages du corps de ligne…
Deuxième point : en drop, on fait beaucoup de nœuds (hameçon, plombs,…) sources de faiblesse dans la ligne, et en rajouter un ne fera que rajouter des risques de casses supplémentaires.

Ici, pour la recherche du sandre en drop shot, Dietmar Isaiach utilise un combo casting, tresse ET fluoro, relié par un oeillet.




Le brochet, la bête noire du drop shot?

brochet-ring-shrimp-reins-copie-1.jpg

La finesse des matériaux utilisés pour ce montage rendent les prises accidentelles de brochets assez aléatoires, miraculeuses même...
On utilise ici en effet du fil assez fin car il doit être souple et discret.
Il est par conséquent peu résistant aux dents de brochets, et la coupe est parfois vite arrivée.
Ce n'est jamais agréable de penser qu'un brochet va repartir avec un piercing qu'il n'a pas voulu, pouvant mettre sa vie en danger.
Et vous allez devoir refaire tout un montage.





Il n'éxiste malheureusement pas de remède miracle, c'est un des rares défauts de cette technique.




Toutefois, si veux le pêcher spécifiquement avec ce montage, en toute sécurité, et en gardant une relative souplesse d'ensemble, la solution serait celle-ci (source : drop-shot.de) :

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On emploie ici un acier tressé fixé par un sleeve, puis un fluorocarbone. Ce montge est très intéressant dans la mesure où on garde une certain souplesse d'ensemble, et l'emploi de ces matériaux permet une pêche en tout sécurité.

On peut néanmoins se demander s'il sera efficace sur des espèces plus "regardantes" ( sandre, blackbass) mais aussi par eau claire. A essayer toutefois!







Hameçons et armements

Le plus utilisé est un hameçon simple à œillet, de taille et forme adaptée au leurre utilisé.
Le leurre peut être enfilé sur l’ hameçon, ou bien juste piqué par son « nez ». La mobilité du leurre est alors plus importante, mais les ratés au ferrage parfois plus fréquents.
Concernant les formes « worms », la possibilité de monter le leurre en wacky drop shot est une combinaison carrément mortelle sur les perches notamment.

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De même, pour les secteurs un peu encombrés, le leurre peut être monté sur un hameçon texan. Les fabricants ont d’ailleurs développé de touts petits hameçons texan (Fina,…) qui s’adapte même sur les petits leurres.

Egalement, pour des poissons tatillons qui prennent du bout des lèvres sans se piquer, il est possible de rajouter un stinger avec un petit triple situé plus en arrière du leurre, mais gare aux emmêlements lors de l’ animation !






Mosquito (Owner), RIG'N Hook (Owner) , Standout Hook

Quelques petites astuces : Pour fixer l’ hameçon, j’ utilise un nœud Palomar. Si l’ hameçon se retrouve tête en bas, il suffit de repasser le fil dans l’œillet et hop, c’est à l’ endroit !

A titre personnel, et après avoir été très réticent à les employer, j'utilise des hameçons de type Standout, et plus je m'en sers, plus je leur trouve des avantages!
Il est peu couteux (env. 4eur les 10) et de très bonne qualité. Techniquement, il est très bien pensé, puisqu'on peut être sûr que durant l'animation, le leurre se tiendra bien droit. De plus, le mouvement de balancier occasionné par la tension du fil fait que le leurre "sautille" mieux, l'animation est plus réactive, et la qualité de ferrage est également accrue.

Ici, un Fin's Fish monté sur un Standout Hook

Biensur, il est important de bien adapter la taille de son hameçon à la taille du leurre, et au poisson recherché.  En règle générale, un hameçon numero 6 à 1 peut être adapté pour la perche, les tailles allant de 2 à 5/0 seront employées pour la recherche du sandre et du blackbass.

Différentes formes de plombs

La plombée terminale tient pour cette technique un rôle primordial, à tel point que tout un article pourrait lui être dédié.
Son choix est tout aussi important que celui du ou des leurres. Ce choix est issu d’une foule de données, tel que la profondeur, le courant, le poisson ciblé, le leurre utilisé, la nature du fond, mais surtout de l’ action de pêche souhaité.
Les plombs destinés à cette pêche disposent d'un oeillet qui "pince" le fil, et permet de régler la distance entre le plomb et l'hameçon en cours de pêche!

En effet, comme nous le verrons plus loin, le drop shot est une technique aux multiples possibilités de présentation. On peut choisir une recherche active et décollée du fond, comme vouloir faire du surplace sur un poste clef, pendant plusieurs minutes, sans que le leurre ne parcoure le moindre centimètre.


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D’ ou l’ importance d’une plombée adaptée, qui aidera a mieux coller à l’ action de pêche voulue : un plomb de base plate et conique, assez lourd permettra par exemple de rester longtemps au même endroit, tandis qu’ à l’ inverse, un long plomb fin et léger permettra une recherche plus active (et limitera également les accrocs du plomb dans les obstacles).

A noter aussi qu'à poids égal, un plomb effilé sera plus difficile à soulever du fait de sa position horizontale sur le fond.





On peut donc dégager les grande formes telles que :

Cylindriques : pêche plutôt rapide, et surtout limite les accrocs liés au plomb qui se coince dans les rochers, ou entre deux branches. Notez qu'il glisse parfaitement entre les algues et herbiers.
Rondes : Classique et polyvalente, selon le poids l’ action sera rapide ou au contraire, il est possible de bloquer le plomb sur le fond. Attention toutefois si il y a du courant, le plomb peut avoir tendance à rouler (et se coincer facilement), surtout si la ligne n’ est pas bien tendue.
Pyramidales/coniques : ces formes sont intéressantes quand on cherche à stabiliser un leurre sur un spot précis, et qu’ on ne souhaite pas que le plomb bouge (ou du moins pas trop). Cette forme à plus tendance à coller au fond.


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Bouncing Betty (Luhr Jensen) : Il s’agit de plombs recouvert de caoutchouc, ce qui les rend plus silencieux et discrets lors de pêche sur fonds durs et poissons timides. En effet, dans des conditions extrêmes (eau claire, fond rocailleux, poissons apathyques par exemple), le bruit du plomb tapant les cailloux peut leur faire fermer définitivement le bec...
Néanmoins, dans de nombreuses autres occasion, j'ai plûtot constaté que le bruit du plomb glissant dans les herbes, le petit cliquetits du plomb tapant les caillous, et le frottement du lest sur le sable avait plutot tendance à attirer la curiosté et l'attention des prédateurs.




Voici pour les formes principales rencontrées. Il existe encore une infinité de variantes, telles que les chapelets de plombs ajustables, la chevrotine pincée au bout du fil,…de même si vous recherchez une action précise, rien ne vous empêche d’ utiliser, voir de mouler une forme de plomb spécifique ( A quand le plomb châtaigne pour surfcasting pour pêcher en heavy drop-shot au milieu des fleuves ??).

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Enfin, il est à préciser que le plomb est un materieaux polluant, et quand des conditions où la perte de ce lest est élevée, l'utilisation d'un lest en tungstène est recommandée.

Ce dernier ne pollue pas, est plus dense que le plomb (donc plus petit à poids égal) et aussi plus sensible, ce qui vous aidera à mieux determiner la nature du fond par exemple.

On en trouve facilement chez Reins, Kanji, River2sea,...



Les leurres

En drop shot, selon la réglementation locale, il y a la possibilité de mettre plusieurs leurres à différent niveaux avant le plomb.
De la même manière, il est possible de remplacer l’ habituel plomb terminal par un autre leurre souple plus plombé, un jig, une jigging spoon…laisser faire votre imagination !
Mais attention, selon le leurre choisi, cela modifiera la présentation originale du drop shot, en ralentissant la descente, en imprimant des mouvements non voulus, ou encore en glissant trop sur le fond…
Cette pêche à plusieurs leurres est selon moi réellement intéressante lors de pêche en grande profondeur (lac de barrage par exemple) quand on n’ arrive pas à localiser précisément la profondeur de tenue des poissons : collés au fond, décollé de celui-ci, ou franchement en pleine eau.
Une fois la bonne hauteur d’eau trouvée, il est à mon sens plus confortable, et donc plus efficace, de ne se concentrer sur l’ animation que d’un seul leurre, mais cela n’ est que mon propre ressenti.

Concernant les leurres en eux même, la liste est bien trop longue. Pratiquement toutes les formes peuvent être utilisées selon l’action et le poisson recherché ! Privilégiez toutefois des plastiques plutôt mous et tendre, bien salés et/ou aromatisés, qui permettent des animations minimalistes et favorisent une bonne prise en bouche.

Un petit panel de mes grands classiques :

shad-drop-shot.jpg

Les shads ( et proches cousins)

Shad (Berkley)

Fluke ( Zoom )

Fin's Fish ( Lunker City )

Shad ( Bass Assassin )

Shad Impact ( Keitech )

Minnow ( Ecogear )

Slug Go ( Lunker City )

Swing Impact ( Keitech)

Rockvibe Shad ( Reins)




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Les Worms

Scultin (Roboworm )

Kick Trick ( Reins )

Flat Tail ( Gary Yamamoto )

Cut Tail ( Gary Yamamoto )

Bubbling Shaker ( Reins )

G-Tail Saturn ( Reins )

Live Impact ( Keitech )

Salty Worm ( Zoom )


 



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Les craws et créatures

Hog ( Reins )

Lizard ( Zoom )

Hog Impact ( Keitech )

Ring Shrimp ( Reins )







On pourrait en citer bien d'autres: chez Illex ( la gamme Gambit notamment ), la gamme Pafex (Samel,Saron,...), la gamme AMS pour le sandre, Delalande aussi propose des produits adaptés, Berkley (la gamme Gulp!), Megabass biensûr ( E-Ba, Hazedong,...), etc, etc, etc...
 

live-impact-keitech.jpg
A noter aussi que dans certains cas où les poissons sont tatillons, on enregistre de nombreuses "short bites" ( ou "kiss bites", touche ou le poisson ne prend que le bout du leurre). Pensez alors à bien rendre la main une fois la touche enregistrée, puis ferrer. Dans ces condtions, l'utilisation de leurres salés et/ou aromatisés est très importante. Autant j'ai un doute sur la capacité des attractant à réellement "attirer" le poisson ( ça n'engage que moi !), autant je suis convaincu que le poisson aura tendance à mieux gober le leurre ou à le garder plus longtemps en bouche si celui-ci a un goùt qui lui semble naturel.
Autre alternative pour les touche manquées, notamment sur les worms dépassant les 4", essayer de les piquer en travers du corps, façon wacky. Peu de poissons y résistent !


Live Impact 4" ( Keitech ), monté wacky




ACTION DE PÊCHE

Plus qu’ une action de pêche bien précise, avec une animation donnée, il en existe autant qu’ il existe de pêcheurs.
Il est évident qu’ avec tant de paramètres différents (plombs, leurre, poisson ciblé….), l’ action de pêche s’en ressentira. Aussi, il me paraît plus efficace d’ en aborder quelques unes, qui vous aideront à vous donner je l’ espère, des idées d’innovation.

Drop-shot léger sur les bordures

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J’ utilise beaucoup cette technique pour pêcher les perches calés dans les trous de bordures de mes quais bétonnées, et qui se contentent de zieuter de loin tous les hardbaits.

Le plomb est léger, un petit leurre d’ action plus ou moins lente suivant la saison, et hop, un petit lancer contre la bordure, et on shake ça frénétiquement tout en avançant pas trop trop vite.

Un rocher plus gros que les autres, un trou dans le quai ? L’ avantage du drop, c’ est qu’ il permet d’ insister lourdement devant ce type de poste jusqu’ à ce que le poisson sorte de son trou et « pète les plombs ».

J’ utilise également beaucoup cette façon de faire en rockfishing, et là, c’est aspiration garantie devant chaque dessous de rocher !





Notre sympathique collègue allemand quant à lui a localisé un banc de perche le long du quai, sous un pont (classique) et s'en donne à coeur joie (même si c'est du pin's...). Achtung!!



Drop-shot lent ou immobilisé sur des structures plus profondes

En utilisant une plombée plus lourde et de forme adaptée, il est possible de pêcher sur place, par exemple au niveau d’une structure (arbre mort, proue de péniche, cassure, remou,…). Particulièrement efficace en fleuve sur le sandre, une fois ces derniers localisés, elle peut ê tre intéressante également pour pêcher au cœur d’un arbre mort, en étang ou lac notamment, à la recherche de ses occupants calés au milieu du cover pour peu que l’ on ai pris soin d ‘utiliser un hameçon texan.

hog impact perche drop shot
J'ai obtenu des résultats bien au delà de mes espérances en pêchant de la sorte dans un étang irlandais profond de 2m environ, très trouble, et envahi d'herbiers et d'algues près du fond (même un montage texan, un jig ou un spinner ne passaient sans ramener d'herbe filandreuse).
Les autres pêcheurs à mes cotés pêchaient avec des montages classiques ( tête plombée ) et pêchaient bien trop vite pour les poissons et ramenaient trop d'herbiers.
La seule solution était le drop shot, même du bord. Un plomb de forme allongée ( pour ne pas ramener d'herbe), un hameçon situé à 50cm environ au dessus, un leurre supportant des animation très lente, voire minimaliste, et c'était le carton.


                                                                                                                     Un Hog Impact (Keitech) animé près du fond       


En effet, le montage drop shot est parfois la seule solution pour pêcher efficacement des postes difficiles.



Pêche rapide décollée du fond

On peut aussi tout à faut utiliser le montage drop shot pour peigner une surface large (pleine eau, plage en pente douce), de la même manière que la tirette qui a eu ses heures de gloire, de manière à présenter un leurre décollé du fond. L’utilisation du montage drop permet de garder une hauteur de leurre toujours constante.
J’ utilise pour ce cas de figure des leurres plutôt nageants (shad, grub,…) et des plombs qui accrochent peu (cylindrique,…).On a également l’ avantage de pouvoir parfaitement lire le fond, repérer d’éventuelles cassures,…


Voici mes principales utilisation de ce montage, mais elle ne représentent qu’ une infime partie de toutes les possibilité de cette formidable technique.

Pour résumer, en règle générale, ce montage n'est pas vraiment fait pour la prospection rapide (powerfishing), et sera plûtot destiné aux pêches lentes, près du fond. Par conséquent, il est important de privilégier les postes où on aura de bonnes chances de trouver les carnassiers embusqués.

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Kick Trick 3" ( Reins ), en watermelon, valeur sûre pour la perche...


LES AVANTAGES ET INCONVENIENTS DU MONTAGE DROP SHOT


Nous l'avons vu, ce montage diabolique présente de nombreux avantages :

- possibilité de pêcher lentement sur des postes marqués, même en présence de courant, remous, algues et herbiers
- seule technique capable de pouvoir présenter un leurre sur place une fois lancé
- possibilité de séduire un poisson même apathyque. Ces derniers ne refuseront pas une proie facile.
- grande faculté d'adaptation aux variations de profondeur
- risques de raccrocs limités ( si on adapte bien le type de plomb et d'hameçon au coin pêché)
- capable de séduire tous les carnassiers
- montage peu couteux ( surtout en nylon )

Quelques inconvénients toutefois...

- pêche plûtot lente
- montage peu adapté à la pêche du brochet
- Technique qui "consomme" du fil ( changement de montage après abrasion, changement de taille d'hameçon,...)
- nécessite d'avoir localisé le poisson

CONCLUSION

Voilà, vous en savez peut être un peu plus sur ce fameux montage.
Si les résultats ne se font pas sentir, ne désepérez pas!! J'ai aussi pris des capots mémorables en pêchant de la sorte quand j'essayai cette technique. La première erreur selon moi, est de vouloir pêcher trop vite, et de soulever le plomb. Prenez votre temps, mettez un baladeur sur les oreilles en restant concentré, animez votre leurre par quelques coups de scion, juste en prenant contact avec le plomb, puis remenez sur 50cm, etc,...
Autre petit conseil, n'hésitez pas à changer de leurre régulièrement si vous n'avez pas de touche. Il arrive parfois qu'il n'y ait pas de touche, puis après avoir changé de leurre ou de présentation (nose hook, wacky,...) , de capturer un poisson au lancer suivant.

En tout cas, si vous recherchez une présentation finesse, que vous vous trouvez face à des poissons complètement amorphes, ou encore que vous recherchez une présentation totalement différente pour surprendre des poissons habitués à des présentations plus classiques, alors ce montage pourrait vous rapporter gros, très gros…



Par Renaud P. et Nicolas T.

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 10:20

La truite n’est pas un carnassier comme les autres, d’ailleurs, bon nombre de pêcheurs ne la considèrent pas comme telle ! Pour avoir passé beaucoup de temps au bord des rivières de ma région, je peux vous assurer que c’est un carnassier vorace, et capable, contrairement à ce qui est traditionnellement pensé, de s’attaquer à de belles proies ! La pêche au leurre est pour moi LA technique pour traquer les grosses truites. Son principal avantage est entre autres de pouvoir peigner une zone très étendue, mais nous y reviendrons plus tard…
Je pense qu’en décrivant ma vision de la pêche de ce fabuleux poisson, je vais faire bondir les puristes, qui ne jurent que par l’ultra léger ou par la pêche à la mouche. Je tiens donc à ajouter que je pratique également ces deux techniques, mais dans certaines conditions la méthode que je vais vous présenter est pour moi, beaucoup plus efficace !
J’ai eu beaucoup de résultats avec des leurres de 10cm, et nul doute qu’une grosse truite serait intéressée par encore plus gros. Une petite anecdote pour illustrer le sujet. Un jour, je pêchais dans une rivière assez large, avec justement un B’freeze 100sp, lorsque j’ai entendu des grosses éclaboussures, a seulement quelques mètres derrière moi. Je me retourne et je vois une belle truite, rendue folle par un chevesne qui avait réussi à se réfugier dans très peu d’eau, et qui ne bougeait plus, ce qui le cachait de la truite qui devenait folle ! Ce qui m’avait impressionné, c’était la taille du chevesne, une vingtaine de centimètres ! Bon, j’avoue qu’elle a fini par s’attaquer a mon « petit » leurre, mais nul doute que si il avait été deux fois plus gros l’issue aurait été identique et surtout c’est un poisson de 20cm qui l’a provoqué et mise en chasse, et je pense qu’avant cela, mon leurre de 10cm a été ignoré ! (puisque je venais de peigner cette zone auparavant). Pour votre information, cette truite mesurait 63 centimètres.
Les américains l’ont bien compris, et n’hésitent pas à sortir les swimbaits lorsqu’il s’agit de pêcher ce poisson !

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Une autre différence, et non des moindres, c’est le biotope dans lequel elle vit. Bien souvent les rivières à truites subissent de grosses variations, d’un jour à un autre, en fonction des pluies, de la température, mais également des lâchers de barrage. Il va donc falloir s’adapter à ces conditions très changeantes !

Mais surtout ce qui la différencie vraiment, c’est sa vision, spécifique à cette espèce, qui va conditionner l’approche (la discrétion étant un élément essentiel quand à la réussite de notre pêche) mais aussi, qui va influencer la vitesse à laquelle notre leurre doit passer devant elle.

L’œil de la truite

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Comme vous pouvez le voir sur cette image, la truite a une vision à 315°, la seule solution pour ne pas se faire voir, c’est d’arriver par derrière ou alors pouvoir l’atteindre de très loin! La truite se positionne la plupart du temps face au courant, on pourra donc adapter son approche pour ne pas se faire repérer.

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Sur cette seconde image, on comprend bien que la truite a un diamètre de fenêtre de plus en plus large lorsque la hauteur augmente. Il faudra donc absolument éviter de s’approcher de ce poisson si l’on se trouve en surplomb par rapport à elle !
Avec ces deux informations, on comprend mieux comment approcher ce poisson si méfiant, mais la truite a encore une autres spécificité quant à sa vision : sa capacité à recevoir l’information.

La base temps de la truite est très différente de la notre. Les êtres humains ne peuvent percevoir que 18 perceptions par seconde, pas plus. Ainsi les films qui passent à la télé, qui sont en fait une succession d’image, nous apparaissent parfaitement fluide car notre téléviseur projette 24 images par seconde. Si ce chiffre baissait pour atteindre une valeur inférieur à 18 images par secondes, nous distinguerions plusieurs images fixes se suivant les unes derrière les autres. Le film nous apparaitrait alors dénué de toute fluidité, séquencé, l’action se déroulant au ralenti. Or des études très sérieuses ont récemment démontrées qu’une truite avait une base temps de 1/50ème par seconde ! Elles peuvent donc capter 50 images par secondes, plus du double par rapport à l’Homme !
Ainsi, sa perception du monde qui l’entoure est beaucoup plus efficace que la notre, par rapport à nous elle voit tout au ralenti, tout va deux fois moins vite ! C’est un gros avantage pour chasser dans les courants rapides avec l’efficacité qu’on lui connait. Voila pourquoi c’est un prédateur si précis, et pourquoi il ne faut pas avoir peur d’animer son leurre très rapidement !
Ainsi la truite avec sa vision et sa tenue particulière vont nécessiter une présentation du leurre précise. Il faut que celui passe dans son champ de vision à la bonne vitesse, ni trop vite, ni trop doucement. Il faudra aussi veiller à respecter certaines règles logiques, un alevin n’a pas les capacités de remonter le courant à toute allure, il faudra donc éviter une telle animation avec notre leurre.
Bien sur, ce sont des règles générales, qui dans certains contextes, pourront être oubliées, mais avant cela, il faut bien connaitre cette pêche.

Dans une configuration classique, voila comment je procède.
Pour commencer en grande rivière, les postes ne sont pas toujours aussi évidents qu’en petite rivière, aussi on va distinguer 4 grandes zones :

Le courant. Plus ou moins puissant, plus ou moins régulier, il sera souvent d’une profondeur intermédiaire. Ici entouré en rose.

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Les zones de calmes, que les moucheurs appellent les lisses et que l’on pourra séparer en deux zones :
La partie la plus amont de cette lisse sera généralement la plus profonde, avec encore un peu de courant. Ici entouré en jaune.

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La partie plus aval, appelé queue de lisse, sera souvent moins profonde et aussi plus calme. Ici entouré en blanc.

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Et enfin, la zone la plus profonde, avec peu de courants : La fosse.
Ces 4 zones ne sont en faites pas à attaquer de la même façon. En effet les truites ont plusieurs postes en fonction de leur niveau d’activité. Ces postes seront situés dans des zones différentes, on peut donc estimer une situation du poisson, en fonction du niveau d’activité repéré ou imaginé.

En situation de repos, d’inactivité, les truites seront situées en début de lisse, dans les parties les plus profondes, sur le fond. Elles seront moins enclines à se déplacer pour engamer votre leurre, deux méthodes s’offrent alors a vous :
Jouez la carte de la grosse proie blessée, offrant un rapport calories/énergie dépensée très intéressant. Optez alors pour des coloris plutôt réalistes, de préférences en adéquation avec les proies de prédilections que la truite rencontre et chasse dans sa rivière, un coloris imitatif fario sera souvent efficace, lorsque l’on connait le cannibalisme et la territorialité des grosses truites. On choisira par exemple un petit swimbait, une taille de 10-14cm me semble être un bon compromis. L’animation devra être lente et ponctuée de pauses.

La seconde solution, c’est de l’énerver, de l’agacer, dans le but de déclencher une attaque reflexe. Il faudra donc utilisez un leurre bruyant de préférence et une animation très agressive. Le pointer 100sp de lucky craft avec sa grosse bille produisant un son bien grave sera tout indiqué. Au niveau de l’animation, lâchez-vous ! Gros jerks, récupération très rapide et très saccadé, il faut énerver le poisson !
Lorsque les poissons entrent en activité, ils vont plutôt se placer en fin de lisse. Lorsqu’elles se situent dans cette zone, elles ont le meilleur point de vue sur toute la lisse, et pourront donc efficacement repérer des insectes dérivants ou des poissons. Il faudra donc se montrer très discret pour attaquer un tel poste, car les truites sont à ce moment la très vigilante.
Le mieux c’est de repérer une chasse et d’observer la proie pourchassée, pour prendre un leurre qui va l’imiter au mieux, mais c’est assez rare de pouvoir profiter d’un tel spectacle. Aussi c’est votre expérience de la rivière qui va vous permettre de sélectionner un leurre, dont la taille le coloris sera proche des proies convoitées. Mais la encore, il faut savoir s’adapter. Lorsque les eaux sont claires, les coloris les plus réalistes seront les plus efficaces, mais si les eaux sont chargées, ce qui est souvent le cas en grande rivière, il ne faudra pas hésiter à mettre un coloris ressemblant vaguement au naturel, mais avec des tons plus vifs, plus visibles dans ces conditions difficiles. Pour ce rôle, une couleur que j’adore chez Lucky Craft, c’est brook trout.

Le courant. Pour moi c’est la partie la moins intéressante. En effet, une grosse truite est âgée, comme tous les poissons âgés elles n’aiment pas les efforts inutiles ! Ainsi c’est assez rare de prendre une grosse truite en plein courant. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas les pêcher, car comme toujours a la pêche on peut avoir de belles surprises, et aussi parce que vous trouverez ici les truites plus jeunes, qui se réfugieront ici pour échappez aux grosses mémères. Celles-ci seront plus actives et resteront des adversaires de taille car le combat se déroulera en plein courant.
Dans ces zones, je proscris personnellement tous les leurres bruiteurs. Secoués comme ils le seront dans le courant, le bruit des hameçons qui s’entrechoquent sur le corps du leurre sera bien suffisant ! Un leurre bruiteur se transformerais dans ces conditions en un véritable épouvantail à poisson tant le bruit produit serait important. Je sélectionne aussi des leurres moins gros, 6-7cm me semble ici un bon compromis.

Et enfin, les fosses.
Généralement, elles sont formées par des obstacles, ou des contres courant. Un exemple typique : la pile de pont. C’est une zone souvent très calme, on y trouvera donc plutôt des poissons au repos. J’aborde ces zones un peu de la même façon que les débuts de lisses, avec deux stratégies : l’agressivité ou le réalisme d’une proie facile. Par contre il va falloir s’adapter à la profondeur ! Ainsi, pour stimuler l’agressivité du poisson, j’utiliserais des poissons nageurs plongeurs, qui remuent beaucoup d’eau, tels que des crankbaits ( tous les CB, Cranky M, Diving Chubby,...) ou des longbills minnow (Staysee, Trophy Minnow, B'Freeze DD, DD Squirrel,...), voire même des lipless (LV500Max, Rattlin Rap,...).
Pour une approche réaliste, j’utilise de préférence les leurres souples comme le Turbo Shad ( "secret pattern" : ne pas oublier les écrevisses! ) . Beaucoup de pêcheurs les oublient pour la truite, à tort !

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Enfin, le dernier point technique que je voulais aborder concerne la dérive de votre leurre. Peu importe le leurre utilisé, le courant entrainera votre leurre, modifiant sa nage et sa trajectoire. Quand on débute, ce courant nous gène, nous perturbe, mais si on sait s’en servir il devient un atout !
Si l’on repère par exemple la présence d’une truite (la tache marron) et que nous sommes dans la zone noire, comment lui présenter correctement son leurre ? La truite de par sa méfiance, sera effrayée si l’on pose son leurre dans le cercle marron, qui correspond à la zone de visibilité. Les chances de réussites seraient alors très faibles.

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Une autre solution serait de lancer derrière elle, dans la zone rouge. La encore c’est problématique pour deux raisons :

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D’une part on va « couvrir » la truite, notre fil va se poser et se déplacer au dessus de sa tête avant que celle-ci ne puisse apercevoir le leurre. Ca peut la perturber et l’effrayer.
D’autre part le leurre, a la récupération, aura une trajectoire droite passant juste a coté de la truite. Ca n’est pas très naturel, un poisson qui remonte le courant en se jetant dans la gueule du loup…De grandes chances d’échecs.

La meilleure solution est de se servir du courant. Un lancer en amont par rapport à elle, dans le courant hors de sa portée, dans le cercle orange. Une animation minimaliste faite de très légers twitchs pour imiter un poisson qui est en difficulté dans le courant sera parfait. Le leurre se rapproche de notre cible, imitant un poisson qui cherche une zone de repos après avoir été malmené dans le courant.

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Une fois que l’on entre dans la zone de vision de la truite, ni trop près d’elle, ni trop loin, on attaquera une animation un peu plus agressive de façon à imiter un poisson qui a repéré la truite et qui fuit.
Le leurre a ainsi une trajectoire en direction de la truite dans la première partie, puis à l’entame de l’animation le leurre devient fuyant. De plus, a aucun moment la ligne ne sera entre la truite et le leurre, c’est bien le leurre qu’elle apercevra en premier ce qui évitera de l’alerter.
J’ai pris là l’exemple d’un poisson posté en bordure car c’était plus simple pour expliquer cette méthode, mais elle pourra bien évidemment être utilisée pour tout type de conditions, que ce soit pour pêcher un poste précis et visible, mais aussi pour peigner une grande surface.

Ce sont toutes ces informations qui vont me guider déjà dans mon approche mais aussi pour m’aider dans le choix de mes leurres. Pour cette pêche, il vous faudra donc :
• Un leurre disponible en de nombreux coloris pour s’adapter aux grosses variations de conditions que l’on rencontre en rivière.
• Disponibles en plusieurs tailles, pour encore une fois s’adapter aux conditions
• Des leurres discrets dans certaines conditions, bruiteurs dans d’autres.
• Un leurre qui se lance bien pour pouvoir approcher les poissons de loin, sans se faire remarquer.
• Un leurre qui pourra se maintenir dans des courants puissants, tout en conservant sa nage.
• Un leurre qui pourra supporter à la fois des animations lentes que des animations très rapides, très saccadées.
• Des leurres qui s’adaptent à la profondeur des postes.

Par Alex P.

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /Jan /2010 19:04


Je vais parler d’un leurre que je sors en premier lorsqu’il s’agit de traquer le black bass, d’un leurre dont les débutants utilisent le nom pour désigner un worm, d'un étrange cigare qui fait pourtant merveille... ( NDW: Il n'y a pas de fumee sans feu!) Vous l’aurez reconnu, il s’agit du Senko de Gary Yamamoto. Un leurre dont la renommée a fait le tour du monde, dont l’efficacité n’est plus à démontrer mais qui pourtant est de moins en moins utilisé, délaissé pour des worms concurrents.

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Serait-il devenu moins efficace que les nouveautés actuelles ? Ce leurre ne doit-il son succès qu’a un effet de mode ?
Je vais essayer de vous montrer pourquoi ma réponse à ces deux questions est non !
Crée aux alentour des années 1990, il a tout d’abord eu du mal à s’imposer. En effet, son aspect n’est pas très attirant et il semble, de prime abord, identique à un quelconque worm. Cependant aux vues du succès qu’il a rencontré, notamment lors de victoire grâce au Senko dans des compétitions américaines très réputées, il s’est petit a petit répandu dans les boites des bassers et s’est finalement imposé comme LE leurre a black bass.

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Mais pourquoi est-il si efficace ? Quelle est la différence avec les autres worm ?
Pour commencer, parlons déjà des worms en général.

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Leur principal avantage est la variété de montages possibles. Que ce soit en texan, en weightless, en wacky, en carolina, en drop shot, en shaky, en trailer de jig, etc. un worm peut tout faire ! Ces leurres pourront captiver les blacks bass et même les perches, les sandres, voir les brochets, dans n’importe quelle conditions, suivant le montage utilisé.
Leur nage virevoltante se déclenche à la moindre tiré et de façon aléatoire, elle ne peut qu’intriguer nos amis aquatiques.
Mais qu’est-ce que le Senko peut bien posséder pour le rendre si différent, si efficace ?
C’est simple, c’est la texture de ce leurre. C’est la même que celle utilisé pour l’ensemble de la gamme Gary Yamamoto. Sa plus grande particularité est sa densité.
C’est le leurre souple et le plus dense que je connaisse, ce qui est un énorme avantage. Cela va lui permettre de couler rapidement, ce qui, combiné à la souplesse de sa texture, va provoquer un frétillement de sa queue irrésistible. De plus, cela va grandement faciliter son utilisation en weightless. Les distances de lancés sont surprenantes pour son poids. De plus, le skipping va être facilité, ce qui est un avantage lorsque l’on sait a quel point le black bass est un poisson qui se plait au milieu des postes les plus encombrés.
Cette densité est obtenue grâce à l’utilisation de sel incorporé dans la matière du leurre. Ce qui lui apporte un autre avantage : un goût. Certains pensent que l’odeur d’un leurre va jouer un rôle dans son efficacité, ce n’est pas vraiment mon cas. Cependant je suis persuadé, de par mon expérience, qu’un leurre parfumé est gardé beaucoup plus longtemps en bouche. C’est la encore un avantage important qui permettra de diminuer les loupés au ferrage.

Le matériel

Le matériel idéal sera composé d’un ensemble léger et surtout sensible. Préférez également une canne extra fast, qui vous permettra de mieux contrôler votre leurre et d’assurer des ferrages efficaces. La puissance de la canne sera M ou MH selon le montage employé.
Spinning ou casting ?
En théorie on associe le weightless avec spinning, mais un Senko de bonne taille est lourd et se lance bien, même en casting (à condition de bien maitriser cette technique). Le choix se fera donc en fonction des gouts de chacun ! Pour les autres montages (texan, carolina…), là encore il peut y avoir débat ! Je pense personnellement que l’essentiel est de se faire plaisir donc choisissez la technique qui vous convient le mieux. Il faut cependant prendre en compte que c’est une pêche ou l’on est souvent amené à effectuer des lancers précis, discret, en pitiching (lancer sous la canne). Il faudra aussi maitriser le skipping (lancer en ricochet) pour pouvoir envoyer votre leurre sous les frondaisons sans vous prendre dans les branches. Préférez le spinning si vous ne maitrisez pas ces lancers plutôt difficiles à réaliser avec un ensemble casting.
Pour disposer d’une bonne sensibilité, la tresse est pour moi indispensable, une résistance de 20 lbs sera un bon compromis pour assurer l’extraction du black-bass de son poste et une certaine résistance a l’abrasion, qui pourrait vous faire défaut sur des tresses plus fines. Par contre le bass a une bonne vue et la tresse aura tôt fait de l’alerter, il faut donc utiliser un bas de ligne. Le matériau le plus efficace dans ce rôle est le fluorocarbone, à la fois discret et résistant à l’abrasion. Un diamètre compris entre 30 et 45 centièmes selon l’encombrement du poste sera un bon compromis.
Pour leurrer le black-bass, préférez les grandes tailles de Senko qui sont pour moi les plus efficaces. La nage pendant la coulée est plus attractive, le frétillement de la queue plus important. De plus, les spécialistes du bass savent que ce poisson est un vrai glouton, et qu’il se jettera allégrement sur des proies parfois plus grosses que lui. La version en 5’’ me semble idéale. Il existe également des versions en 6’’ et même en 7’’ que je n’ai malheureusement jamais essayé. Nul doute qu'elles sont elles aussi très efficaces.
La gamme de coloris est énorme :

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Personnellement, pour ce leurre, je n’attache pas beaucoup d’importance au coloris, j’ai pris du poisson avec tous les coloris que j’ai essayé. J’ai cependant un coloris fétiche, qui m’a permis la capture de mes plus grosses prises, il s’agit du Watermelon Red.

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Pour les lests, dans un souci de protection de l’environnement, préférez le tungsten. Bien que plus cher, il est beaucoup moins nocif que le plomb. Faites un effort pour préservez la qualité de l’eau!
Les hameçons utilisés seront des texans. Préférez des wide gap, c'est-à-dire à grande ouverture, ils permettront un ferrage plus efficace. Choisissez une taille entre 3/0 et 5/0. La qualité devra être au rendez vous, sinon, attendez vous à des ferrages trop difficiles et beaucoup de ratés. J’utilise personnellement et avec bonheur les hameçons de la marque VMC ou Gamakatsku.

Maintenant comment s’en servir ?
Pour commencer, il faut choisir un montage. En fonction de la profondeur du poste, de l’activité des poissons et de l’encombrement, il va falloir sélectionner le montage qui va permettre de donner à son leurre la nage la plus intéressante a la hauteur d’eau souhaitée.
Détaillons un peu les différents types de montage que j’utilise le plus souvent pour ce type de leurre, dans ma traque du black bass.

Le montage texan

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C’est un montage ou leurre sera monté sur un hameçon texan, ce qui lui permettra de pouvoir se faufiler au milieu des branches, herbiers et autres obstacles. Sur la ligne, sera placé un plomb balle coulissant, qui lui permettra d’atteindre le fond plus rapidement. Le poids de ce plomb sera adapté à la profondeur du poste. On pourra éventuellement placer une perle de couleur coulissante entre le plomb et l’hameçon, pour ajouter un signal supplémentaire et pour protéger le nœud.
L’avantage de ce type de montage est de pouvoir pêcher près du fond, à des profondeurs très variées.
Si j’avais un conseil à donner pour la confection de ce type de montage, c’est d’essayer de toujours utilisé un lest le plus léger possible selon les conditions rencontrées. Plus la descente du leurre sera lente, moins elle sera bridée, plus il sera efficace. Généralement on utilise un gramme de lest par mètre de profondeur. J’ai souvent pour habitude de descendre encore en grammage, l’animation sera alors ralentie, sans doute plus ennuyeuse pour le pêcheur, mais pas pour le poisson !
L’animation est simple, il s’agit de laisser le leurre couler jusqu’au contact du fond, en gardant une bannière suffisamment détendu pour ne pas trop brider la nage et suffisamment tendue pour conserver une bonne détection des touches. C’est un compromis qu’il vous faudra trouver.
Ensuite il faudra effectuer des tirées, plus ou moins amples, plus ou moins saccadées en fonction de l’activité des poissons. La encore, pendant les animations, bien veiller à conserver une bannière ni trop tendue ni trop molle, nul doute que les pêcheurs de truite au toc comprendront de quoi je veux parler.
Les animations seront ponctuées de pauses, pouvant être très longues suivant les conditions.

Le montage carolina

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C’est un montage qui ressemble beaucoup au montage texan, mais ou la course du plomb coulissant est bloquée a une distance variable, de 30 a 70cm du leurre. C’est une méthode très intéressante car elle permet de présenter un leurre prés du fond, tout comme le montage texan, tout en préservant l’effet planant, tant efficace. La encore on pourra, si on le souhaite, placer une perle entre la balle et le nœud.
Par contre le problème est la difficulté a ressentir les touches, attendez vous a de nombreux ratés…Le principe à appliquer : Plus vous éloignez votre point de blocage du plomb du leurre, plus vous le rendez attrayant, au détriment de la détection de la touche. Plus vous rapprochez ce point de blocage du leurre, plus la nage sera bridée, moins efficace, par contre les touches seront-elles beaucoup mieux ressenties.
C’est donc un compromis qu’il vous faudra trouver, à adapter suivant la méfiance des poissons. C’est un montage plus technique que le montage texan, qui nécessite pour être efficace un matériel plus sensible et donc plus haut de gamme. Le bon réglage de la plombée, la bonne détection des touches, nécessite une certaine expérience, je préconise donc au débutant l’utilisation du montage texan pour recherchez les bass en profondeurs. Le carolina sera employé lorsque le texan sera bien maitrisé.
La encore, il vaut mieux éviter de trop chargé en plombée, de façon à ne pas entraver la nage de notre leurre. Le poids du lest sera déterminé de la même façon que celle décrite pour le montage texan.
L’animation sera semblable à celle effectuée avec un montage texan, à une différence près : La bannière devra être maintenu plus tendue. En effet les touches étant plus difficiles à ressentir et le bridage du leurre lié a la bannière trop tendu étant limité par le bas de ligne, on évitera absolument les bannières détendues.

Le montage texan weigthless

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Voila pour moi le montage le plus adapté a ce leurre et surtout celui avec lequel je prends le plus de plaisir !
C’est le même principe que pour le montage texan classique sauf qu’ici, aucun lest ne sera placé sur la ligne. Cela permettra au leurre d’avoir un effet le plus planant possible. Ce type de montage sera logiquement réservé aux faibles profondeurs.
Les animations seront ici plus variées que lors des précédents montages !
Ma préférée, à réserver pour les journées chaudes et lors de périodes d’activité des poissons, est une animation rapide, juste sous la surface. Une alternance de petits jerks, un peu comme l’on animerait un stickbait en surface. C’est une animation qui n’aura pas son pareil lorsque les bass se contentent de suivre les leurres de surface traditionnels sans attaquer.
Une autre façon d’animer sera en dent de scie, une alternance de tirées entrecoupées de pauses. C’est l’animation classique que j’effectue la plupart du temps et qui se révèle souvent très efficace.
La dernière sera le dead-sticking (ou do-nothing). Bien souvent, les black bass réagissent mieux aux animations minimalistes, une légère secousse suffit à rendre un leurre très prenant. Cette animation est l’extrapolation de cette approche et ca marche ! C’est très simple : on lance, on tend la bannière et on ne fait plus rien pendant 30 secondes, 2 minutes, voir beaucoup plus longtemps ! Ca peut paraitre étonnant, mais ca marche ! On pourra également l’agrémenter de légères vibrations qui décideront le poisson hésitant. C’est une animation peut employée, mais très efficace lorsque les bass sont tatillons. Pêcher l’eau de cette façon se révélera trop laborieux, réservez cette technique aux postes prometteurs qui n’ont rien donné avec une animation classique.

Le ferrage

Un point important de cette pêche ! Le débutant perdra beaucoup de poissons au ferrage, mais une fois celui-ci maitrisé, il n’en ratera que très peu par rapport a d’autres techniques.
Le secret ? Retarder le ferrage. Il ne faut pas ferrer à la touche mais 1 ou 2 secondes après. Le leurre gavé de sel, est gardé en bouche par le poisson, ne soyez donc pas trop pressé ! A la touche attendez un peu, en donnant du mou a votre ligne, le poisson ne doit pas ressentir de tension dans la ligne, cela lui ferait recracher votre leurre. Ensuite lâchez-vous ! La pointe de votre leurre étant piqué dans le leurre, conjugué à la dureté du cartilage de la bouche des black bass, il faut ferrer fort !
Voila les méthodes que j’utilise régulièrement et que je commence à maitriser. Cette liste n’est évidement pas exhaustive ! J’espère simplement vous avoir donnez des bases pour appréhender la pêche au worm, maintenant a vous de vous faire votre propre opinion et de trouvez les méthodes les plus efficaces dans les conditions que vous rencontrez.
Par exemple, je n’ai pas développé le montage en shaky head car je n’ai pas encore suffisamment d’expérience pour vous en parler, mais à mon avis cette technique est diaboliquement efficace !
Je ne vous ai pas parlé non plus du montage en wacky worming bien qu’il soit très efficace également. En effet les Senko n’étant pas très solides, ils ne feront qu’un ou deux poisson s’ils sont montés en wacky, ce qui revient vite cher. D’autres worms moins chers peuvent effectuer le travail aussi bien, lorsqu’ils sont montés sur un hameçon lesté.

J’aimerais aussi attirer votre attention sur le reste de la gamme leurre souple de Gary Yamamoto. De nombreux modèles sont disponible tels que des créatures, des écrevisses, des shad… et tous sont constitués de la même matière, ce qui les rend tout aussi efficaces !

A noter aussi pour cette année, l’élargissement de la gamme des worms :
De nouveaux coloris avec une version "bi-ton" ainsi qu’une version "laminate"

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Une version Prosenko, en 5’’, plus fine, plus légère, dotée d’une queue très mobile. Il sera plutôt employé sur des montages Shaky head, et répondra sans doute très bien à la moindre secousse.

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Et aussi l’apparition du fat senko en 3’’ qui est un senko plus court, mais plus large. De par sa taille, il devrait être très intéressant pour la perche et aussi le sandre.

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A essayer !

Vous pouvez vous procurer la gamme Senko sur lo

Par Alex P.

Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 18:30
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On me demande souvent quel est mon avis sur les bas de ligne, car c'est vrai qu'au milieu de toutes les références proposées sur le marché, il peut etre difficile de s'y retrouver! Hard mono, fluoro, crinelle, acier, surflon, titanium...pas simple!




Dans cet article je vous parlerai surtout de ce qu'il faut utiliser quand on recherche le brochet specifiquement, car il est bien connu par les pecheurs de carnassier que mister esox est capable avec ses grandes dents de couper avec une facilité déconcertante des matieres que l'on aurait du mal a ciseler sans outils !!

Car si on part pour une partie de peche ou l'on va tenter de capturer de la perche, du bass ou du sandre, il n'est pas impossible de rencontrer un pike qui aura raison de notre équipement et repartira plus que mécontent avec un piercing qu'il ne voulait pas! Dans ces peches là on pourrat associer discrétion et protection en utilisant le fluoro ou le hardmono en empile ou prémonté!






Revenons a nos brochetons!

Pour cette peche je suis beaucoup plus catégorique et l'emploi de l'acier ou équivalent est indispensable!
Certains imaginent que le brochet est un poisson qui ,comme beaucoup d'autres carnassiers, est un éxaminateur de proie, ceux là n'ont peut etre jamais vu avec quelle frénésie il est capable de se ruer sur sa victime lors de chasses naturelles, le lion des eaux douces ne réfléchit pas, il agit!

L'argument souvent apporté par les fervants defenseur du fluoro est que la discrétion est necessaire et que l'on voit beaucoup de suivis qui se finissent par un refus quand on a comme BDL un matériaux trop visibles. Pour ma part et cela n'engage que moi et mon experience, je pense que si il y a juste suivis ou refus c'est que c'est plus le choix de leurres et d'animations qui est en cause, un brochet décidé prendra! Il a souvent bon dos le bas de ligne icon_wink.gif
Aussi j'ai déjà vu des coupes sur des fluoros de 80/100 !
Un gros brochet, ça coupe fort, il suffit de voir dans des plans d'eau a fort canibalisme a quel point il sont capable de s'entailler! J'ai vu des clients venir pecher le brochet en suede avec des fluoros inferieur a 50/100 perdrent le poisson de leur vies pour cette raison, avouez que c'est un peu idiot de perdre un poisson trophée a cause d'un bout de plastique!
Je prefere personellement (en admettant que la discretion soit de rigueur) avoir quelques contacts de moins mais etre sur de mon coup et pouvoir vraiment travailler comme il se doit un beau brochet lors d'un combat pas gagné d'avance!

Voilà pour mon avis sur le débat sans fin fluoro vs acier (ou équivalents).

dent bec

Vous avez dit "equivalent"?

Il existe plusieurs produits que le brochet ne peut couper, comme cité plus haut: crinelle (moultes brins), acier classique, surflons et titanium ,fortress ou meme le thermosoudable!

Nous allons essayer de peser les pour et les contres de chacun d'entre eux!
On peut se dire qu'à partir du moment ou l'on peche avec un de ces matériaux dans des résistances d'au moins 9 kg on peut se sentir confiant et brider un poisson meme correct. Cependant, il y a des couts, des longévités, des facilités d'utilsations, etc... qui different!


La crinelle:

La crinelle est un vieux produit que nos anciens utilisent depuis des lustres, également appelé "fil cablé".
C'est tout simplement plusieurs brins d'acier tissés entre eux pour n'en former qu'un seul! On le trouve souvent en 7, 19 ou 49 brins, des fois meme gainés avec du kevlar.
Il faut a mon avis éviter les BDL crinelle pré-montés que l'on trouve facilement chez les détaillants français, car ils ont une tendance a "tirbouchonner", et s'éfilocher a l'attache, ce qui forme un point de faiblesse. Et une faiblesse dans la peche, c'est tout ce que l'on veut éviter!!


les plus:
- faible cout
- facile a se procurer
- léger donc pratique pour le topwater
- souplesse

les moins:
- grosses mémoires de torsion
- s'effiloche

L'acier classique:

je parlerai là des aciers rigides que l'on appelle aussi bas de ligne "no kink".Ceux-ci sont pratiques et prévus a la base pour l'utilisation des jerkbait car ils évitent les bouclages( pour que le bas de ligne ne s'enmelle dans les hameçons du leurre) autant vous dire que ce genre de produits est quasi indestructible! Par contre, l'épaisseur de gros bout de métal "chromé" est des moins discret, vous ne ferez pas utiliser cela à un amateur de fluoro :p)

les plus:
- extreme solidité
- anti-bouclage
- pratique pour commencer la peche aux gros jerk

les moins:
- peu discret



Le thermosoudable:

Thermosoudable est la technique de soudure à chaud. Les deux parties de matière à souder sont fondues ensemble et en refroidissant, elles restent liées. C'est un acier recouvert d'un polyamide qui en étant "entortille" sur lui-meme sur une dizaine de tour ,puis chauffé au briquet quelques secondes, se soude sur lui meme! Il est extrement pratique pour la confection de raccords des triples voleurs pour les leurres souples et en BDL car la longueur est modulable.

les plus:
- pratique
- rapide

les moins:
- mémoire de torsions
- difficile a trouver en grosse résistance

Le Fortress:

PAFEX est le concepteur de ce produit sympa qui permet là aussi de faire un vrai BDL ( ou un raccord hameçon chance ). Il existe de 22/100 jusqu'à 68/100 et est annocé de 3kg jusqu'à 55kg! Quand j'en utilise, je le change a chaque poissons car il a quand meme une tendance a s'éfilocher! S'il tirbouchonne, il suffit de le retendre à la main pour le remettre droit, cette caractéristique a cependant ses limites! Il est cependant souple et facile a nouer.


les plus:
- souplesse
- faible mémoire
- facile a nouer
- pratique


les moins
:
- usage unique
- pas des plus costaud


Le titanium:



Voilà ce que j'utilise le plus et que je conseille fortement pour le bigbait! C'est pour moi un super produit!
Il arrive sur le marché de plus en plus de produits en titane, mais il faut quand meme rester prudent sur le choix des produits, et privilégier ceux qui sont gainés au niveau des boucles des émérillons. En effet, il peut s'échauffer et un leurre a transfert de masse peut sur plusieurs lancés trés appuyés avoir raison de cette faiblesse!




Si vous voulez les fabriquer vous meme, sachez que c'est un des produits les plus difficile a sleever, et une bonne pince a sleeves est necessaire!!
C'est un produit extremement solide, sans memoire de torsion, tres difficile a "marquer" et peut durer une saison de peche...Pour moi, le bas de ligne ideal malgre son cout!
Je conseille pour ce produit de se tourner vers la marque BFT Strike Pro. (Zalt en fabrique aussi mais en plus faible puissance ).

les plus:
-
aucune mémoire
- extreme solidité
- longévité
- grande puissance
- souplesse
- discret dans les faibles diametres

les moins:
- son cout

Le surflon:
Tout comme que le titane, il est mais moins discret... mais encore plus solide et utilisé pour les peches exotiques!


Voilà, un résumé qui permet d'y voir plus clair au milieu de tout ce qui vous est proposé!
Aussi, je conseille tout ces bas de lignes dans des longueurs de 18 pouces (environ 50cm) pour faire face aux rares problemes de coupes qui se produisent au dessus des BDL lors des attaques par l'avant!

Par Julien D.

Par Julien - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 13:30






On peut trouver sur internet des boutiques proposant le materiel nécessaire pour fabriquer ses leurres souples ( Bricoleurre.com notemment ), et pour cela, nulle besoin d'être un as du bricolage ( si j'y arrive, vous serez très nombreux à y arriver... )!

Pour cela, il vous suffit d'un micro-onde, ou d'une casserole usagée, un récipient pour fabriquer son moule et biensur les produits nécessaires à la fabrication de ces leurres, à savoir : du silicone RTV avec son catalyseur ( qui sert de durcisseur pour le silicone), du plastique (ou appelé plastileurre), et du colorant pour le plastileurre. Ensuite libre à vous d'y ajouter des paillettes, des aromes, un rattle ( petite bulle contenant des billes qui s'entrechoquent ), etc... Les possibilités de création sont presque infinies. D'autant que vous avez la possibilité de faire l'empreinte de votre moule ( le master) avec une sorte de pâte à modeler (appelée plastiline), pour faire un leurre très personnel dont vous aurez modelé la forme!

Vous pourrez donc pêcher avec des leurres de votre confection, et après l'investissement initial, réaliser de fortes économies!

EXEMPLE DE REALISATION

Après avoir positionné deux shads sur le dos, avec une petite pointe de colle, au fond d'un récipient PVC, je prépare le silicone RTV avec son catalyseur ( celui-ci doit être dosé entre 2% et 5% ).



Je dois donc calculer la quantité de silicone necessaire pour bien recouvrir les deux leurres qui me servent de modèle. Mon récipient mesurant 13cm de long, sur 9cm de large, j'ai calculé qu'il me faudrait aussi 3cm de hauteur pour bien recouvir les shads, soit 13 x 9 x 3 = environ 350cl de silicone !
Pour le catalyseur, je calcule 4% de 350cl, 0,04 x 350 = 14cl
Rien de bien complexe...
On peut également rajouter un peu d'huile de silicone, pour être sûr que le moule soit dépourvu de bulles, et soit plus souple pour faciliter le démoulage.



Il ne reste plus qu'à bien mélanger, puis recouvrir les leurres délicatement et laisser le silicone se durcir une bonne nuit.



Le lendemain matin, enveler délicatement le silicone durci du récipient PVC, et enveler le ou les leurres qui ont servi d'empreinte. Ca y est, ça va être l'heure de couler !!!



Il est préférable de faire fondre son plastileurre en exterieur, ou du moins dans un endroit bien aéré, car les vapeurs s'en dégageant son assez noséabondes et nocives.
Faites fondre le plastileurre dans une casserole, ou au micro-onde dans un récipient adéquat. Une fois le plastique devenu transparant ( bien le surveiller afin qu'il ne jaunisse pas en chauffant ), ajoutez-y le ou les colorant,en poudre pour des couleurs opaques, liquides pour des couleurs translucides, les paillettes, aromes,...



Une fois le plastileurre bien fluide, faites le couler dans le moule, en vous assurant que celui remplisse bien, au besoin, ecartez avec précaution les fentes pour que le plastique coule mieux.



Attendez que le plastique soit froid et durci pour démouler délicatement, puis plongez-le dans l'eau froide.
Coupez l'excédent de coulure au ciseau et voila !




D'autres exemples de réalisations sont exposées à l'atelier des "bricoleurres".

ASTUCES ET FINITIONS

Leurre bicolore

Il est possible de mouler un leurre bicolore ( chartreuse queue rouge pas exemple ), pour cela il suffit juste d'avoir deux coloris de plastileurre fondu, et de le couler assez vite dans le moule à l'anoit voulu. La jonction se fait très bien, sans bulles ou faiblesse, ni dégradé ( essai réalisé avec les colorants en poudre).




Finition du leurre et excédents de coulure

Une fois le leurre démoulé, vous devrez enlever l'excédent de plastileurre au ciseau, puis pour une finition plus "propre", vous pouver faire fondre avec précaution au briquet  les imperfections, pour les aplanir sur une surface plate pour une finition plus soignée.

Leurre préfendu et montage téxan

Si sur certaines de vos creations vous tenez vraiment à avoir une fente sur le dos du leurre, pour faciliter l'utilisation d'un montage texan et ainsi le rendre "weedless", vous pouvez par exemple couleur le plastileurre à ras du moule. Celui-ci se retractant légérement en refoidissant, vous obtiendrez une fente sur le dos du leurre !

one-up-TP-copie-1.jpg

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Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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