Techniques

Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /2010 10:20
La truite n’est pas un carnassier comme les autres, d’ailleurs, bon nombre de pêcheurs ne la considèrent pas comme telle ! Pour avoir passé beaucoup de temps au bord des rivières de ma région, je peux vous assurer que c’est un carnassier vorace, et capable, contrairement à ce qui est traditionnellement pensé, de s’attaquer à de belles proies ! La pêche au leurre est pour moi LA technique pour traquer les grosses truites. Son principal avantage est entre autres de pouvoir peigner une zone très étendue, mais nous y reviendrons plus tard…
Je pense qu’en décrivant ma vision de la pêche de ce fabuleux poisson, je vais faire bondir les puristes, qui ne jurent que par l’ultra léger ou par la pêche à la mouche. Je tiens donc à ajouter que je pratique également ces deux techniques, mais dans certaines conditions la méthode que je vais vous présenter est pour moi, beaucoup plus efficace !
J’ai eu beaucoup de résultats avec des leurres de 10cm, et nul doute qu’une grosse truite serait intéressée par encore plus gros. Une petite anecdote pour illustrer le sujet. Un jour, je pêchais dans une rivière assez large, avec justement un B’freeze 100sp, lorsque j’ai entendu des grosses éclaboussures, a seulement quelques mètres derrière moi. Je me retourne et je vois une belle truite, rendue folle par un chevesne qui avait réussi à se réfugier dans très peu d’eau, et qui ne bougeait plus, ce qui le cachait de la truite qui devenait folle ! Ce qui m’avait impressionné, c’était la taille du chevesne, une vingtaine de centimètres ! Bon, j’avoue qu’elle a fini par s’attaquer a mon « petit » leurre, mais nul doute que si il avait été deux fois plus gros l’issue aurait été identique et surtout c’est un poisson de 20cm qui l’a provoqué et mise en chasse, et je pense qu’avant cela, mon leurre de 10cm a été ignoré ! (puisque je venais de peigner cette zone auparavant). Pour votre information, cette truite mesurait 63 centimètres.
Les américains l’ont bien compris, et n’hésitent pas à sortir les swimbaits lorsqu’il s’agit de pêcher ce poisson !

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Une autre différence, et non des moindres, c’est le biotope dans lequel elle vit. Bien souvent les rivières à truites subissent de grosses variations, d’un jour à un autre, en fonction des pluies, de la température, mais également des lâchers de barrage. Il va donc falloir s’adapter à ces conditions très changeantes !

Mais surtout ce qui la différencie vraiment, c’est sa vision, spécifique à cette espèce, qui va conditionner l’approche (la discrétion étant un élément essentiel quand à la réussite de notre pêche) mais aussi, qui va influencer la vitesse à laquelle notre leurre doit passer devant elle.

L’œil de la truite

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Comme vous pouvez le voir sur cette image, la truite a une vision à 315°, la seule solution pour ne pas se faire voir, c’est d’arriver par derrière ou alors pouvoir l’atteindre de très loin! La truite se positionne la plupart du temps face au courant, on pourra donc adapter son approche pour ne pas se faire repérer.

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Sur cette seconde image, on comprend bien que la truite a un diamètre de fenêtre de plus en plus large lorsque la hauteur augmente. Il faudra donc absolument éviter de s’approcher de ce poisson si l’on se trouve en surplomb par rapport à elle !
Avec ces deux informations, on comprend mieux comment approcher ce poisson si méfiant, mais la truite a encore une autres spécificité quant à sa vision : sa capacité à recevoir l’information.

La base temps de la truite est très différente de la notre. Les êtres humains ne peuvent percevoir que 18 perceptions par seconde, pas plus. Ainsi les films qui passent à la télé, qui sont en fait une succession d’image, nous apparaissent parfaitement fluide car notre téléviseur projette 24 images par seconde. Si ce chiffre baissait pour atteindre une valeur inférieur à 18 images par secondes, nous distinguerions plusieurs images fixes se suivant les unes derrière les autres. Le film nous apparaitrait alors dénué de toute fluidité, séquencé, l’action se déroulant au ralenti. Or des études très sérieuses ont récemment démontrées qu’une truite avait une base temps de 1/50ème par seconde ! Elles peuvent donc capter 50 images par secondes, plus du double par rapport à l’Homme !
Ainsi, sa perception du monde qui l’entoure est beaucoup plus efficace que la notre, par rapport à nous elle voit tout au ralenti, tout va deux fois moins vite ! C’est un gros avantage pour chasser dans les courants rapides avec l’efficacité qu’on lui connait. Voila pourquoi c’est un prédateur si précis, et pourquoi il ne faut pas avoir peur d’animer son leurre très rapidement !
Ainsi la truite avec sa vision et sa tenue particulière vont nécessiter une présentation du leurre précise. Il faut que celui passe dans son champ de vision à la bonne vitesse, ni trop vite, ni trop doucement. Il faudra aussi veiller à respecter certaines règles logiques, un alevin n’a pas les capacités de remonter le courant à toute allure, il faudra donc éviter une telle animation avec notre leurre.
Bien sur, ce sont des règles générales, qui dans certains contextes, pourront être oubliées, mais avant cela, il faut bien connaitre cette pêche.

Dans une configuration classique, voila comment je procède.
Pour commencer en grande rivière, les postes ne sont pas toujours aussi évidents qu’en petite rivière, aussi on va distinguer 4 grandes zones :

Le courant. Plus ou moins puissant, plus ou moins régulier, il sera souvent d’une profondeur intermédiaire. Ici entouré en rose.

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Les zones de calmes, que les moucheurs appellent les lisses et que l’on pourra séparer en deux zones :
La partie la plus amont de cette lisse sera généralement la plus profonde, avec encore un peu de courant. Ici entouré en jaune.

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La partie plus aval, appelé queue de lisse, sera souvent moins profonde et aussi plus calme. Ici entouré en blanc.

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Et enfin, la zone la plus profonde, avec peu de courants : La fosse.
Ces 4 zones ne sont en faites pas à attaquer de la même façon. En effet les truites ont plusieurs postes en fonction de leur niveau d’activité. Ces postes seront situés dans des zones différentes, on peut donc estimer une situation du poisson, en fonction du niveau d’activité repéré ou imaginé.

En situation de repos, d’inactivité, les truites seront situées en début de lisse, dans les parties les plus profondes, sur le fond. Elles seront moins enclines à se déplacer pour engamer votre leurre, deux méthodes s’offrent alors a vous :
Jouez la carte de la grosse proie blessée, offrant un rapport calories/énergie dépensée très intéressant. Optez alors pour des coloris plutôt réalistes, de préférences en adéquation avec les proies de prédilections que la truite rencontre et chasse dans sa rivière, un coloris imitatif fario sera souvent efficace, lorsque l’on connait le cannibalisme et la territorialité des grosses truites. On choisira par exemple un petit swimbait, une taille de 10-14cm me semble être un bon compromis. L’animation devra être lente et ponctuée de pauses.

La seconde solution, c’est de l’énerver, de l’agacer, dans le but de déclencher une attaque reflexe. Il faudra donc utilisez un leurre bruyant de préférence et une animation très agressive. Le pointer 100sp de lucky craft avec sa grosse bille produisant un son bien grave sera tout indiqué. Au niveau de l’animation, lâchez-vous ! Gros jerks, récupération très rapide et très saccadé, il faut énerver le poisson !
Lorsque les poissons entrent en activité, ils vont plutôt se placer en fin de lisse. Lorsqu’elles se situent dans cette zone, elles ont le meilleur point de vue sur toute la lisse, et pourront donc efficacement repérer des insectes dérivants ou des poissons. Il faudra donc se montrer très discret pour attaquer un tel poste, car les truites sont à ce moment la très vigilante.
Le mieux c’est de repérer une chasse et d’observer la proie pourchassée, pour prendre un leurre qui va l’imiter au mieux, mais c’est assez rare de pouvoir profiter d’un tel spectacle. Aussi c’est votre expérience de la rivière qui va vous permettre de sélectionner un leurre, dont la taille le coloris sera proche des proies convoitées. Mais la encore, il faut savoir s’adapter. Lorsque les eaux sont claires, les coloris les plus réalistes seront les plus efficaces, mais si les eaux sont chargées, ce qui est souvent le cas en grande rivière, il ne faudra pas hésiter à mettre un coloris ressemblant vaguement au naturel, mais avec des tons plus vifs, plus visibles dans ces conditions difficiles. Pour ce rôle, une couleur que j’adore chez Lucky Craft, c’est brook trout.

Le courant. Pour moi c’est la partie la moins intéressante. En effet, une grosse truite est âgée, comme tous les poissons âgés elles n’aiment pas les efforts inutiles ! Ainsi c’est assez rare de prendre une grosse truite en plein courant. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas les pêcher, car comme toujours a la pêche on peut avoir de belles surprises, et aussi parce que vous trouverez ici les truites plus jeunes, qui se réfugieront ici pour échappez aux grosses mémères. Celles-ci seront plus actives et resteront des adversaires de taille car le combat se déroulera en plein courant.
Dans ces zones, je proscris personnellement tous les leurres bruiteurs. Secoués comme ils le seront dans le courant, le bruit des hameçons qui s’entrechoquent sur le corps du leurre sera bien suffisant ! Un leurre bruiteur se transformerais dans ces conditions en un véritable épouvantail à poisson tant le bruit produit serait important. Je sélectionne aussi des leurres moins gros, 6-7cm me semble ici un bon compromis.

Et enfin, les fosses.
Généralement, elles sont formées par des obstacles, ou des contres courant. Un exemple typique : la pile de pont. C’est une zone souvent très calme, on y trouvera donc plutôt des poissons au repos. J’aborde ces zones un peu de la même façon que les débuts de lisses, avec deux stratégies : l’agressivité ou le réalisme d’une proie facile. Par contre il va falloir s’adapter à la profondeur ! Ainsi, pour stimuler l’agressivité du poisson, j’utiliserais des poissons nageurs plongeurs, qui remuent beaucoup d’eau, tels que des crankbaits ( tous les CB, Cranky M, Diving Chubby,...) ou des longbills minnow (Staysee, Trophy Minnow, B'Freeze DD, DD Squirrel,...), voire même des lipless (LV500Max, Rattlin Rap,...).
Pour une approche réaliste, j’utilise de préférence les leurres souples comme le Turbo Shad ( "secret pattern" : ne pas oublier les écrevisses! ) . Beaucoup de pêcheurs les oublient pour la truite, à tort !

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Enfin, le dernier point technique que je voulais aborder concerne la dérive de votre leurre. Peu importe le leurre utilisé, le courant entrainera votre leurre, modifiant sa nage et sa trajectoire. Quand on débute, ce courant nous gène, nous perturbe, mais si on sait s’en servir il devient un atout !
Si l’on repère par exemple la présence d’une truite (la tache marron) et que nous sommes dans la zone noire, comment lui présenter correctement son leurre ? La truite de par sa méfiance, sera effrayée si l’on pose son leurre dans le cercle marron, qui correspond à la zone de visibilité. Les chances de réussites seraient alors très faibles.

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Une autre solution serait de lancer derrière elle, dans la zone rouge. La encore c’est problématique pour deux raisons :

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D’une part on va « couvrir » la truite, notre fil va se poser et se déplacer au dessus de sa tête avant que celle-ci ne puisse apercevoir le leurre. Ca peut la perturber et l’effrayer.
D’autre part le leurre, a la récupération, aura une trajectoire droite passant juste a coté de la truite. Ca n’est pas très naturel, un poisson qui remonte le courant en se jetant dans la gueule du loup…De grandes chances d’échecs.

La meilleure solution est de se servir du courant. Un lancer en amont par rapport à elle, dans le courant hors de sa portée, dans le cercle orange. Une animation minimaliste faite de très légers twitchs pour imiter un poisson qui est en difficulté dans le courant sera parfait. Le leurre se rapproche de notre cible, imitant un poisson qui cherche une zone de repos après avoir été malmené dans le courant.

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Une fois que l’on entre dans la zone de vision de la truite, ni trop près d’elle, ni trop loin, on attaquera une animation un peu plus agressive de façon à imiter un poisson qui a repéré la truite et qui fuit.
Le leurre a ainsi une trajectoire en direction de la truite dans la première partie, puis à l’entame de l’animation le leurre devient fuyant. De plus, a aucun moment la ligne ne sera entre la truite et le leurre, c’est bien le leurre qu’elle apercevra en premier ce qui évitera de l’alerter.
J’ai pris là l’exemple d’un poisson posté en bordure car c’était plus simple pour expliquer cette méthode, mais elle pourra bien évidemment être utilisée pour tout type de conditions, que ce soit pour pêcher un poste précis et visible, mais aussi pour peigner une grande surface.

Ce sont toutes ces informations qui vont me guider déjà dans mon approche mais aussi pour m’aider dans le choix de mes leurres. Pour cette pêche, il vous faudra donc :
• Un leurre disponible en de nombreux coloris pour s’adapter aux grosses variations de conditions que l’on rencontre en rivière.
• Disponibles en plusieurs tailles, pour encore une fois s’adapter aux conditions
• Des leurres discrets dans certaines conditions, bruiteurs dans d’autres.
• Un leurre qui se lance bien pour pouvoir approcher les poissons de loin, sans se faire remarquer.
• Un leurre qui pourra se maintenir dans des courants puissants, tout en conservant sa nage.
• Un leurre qui pourra supporter à la fois des animations lentes que des animations très rapides, très saccadées.
• Des leurres qui s’adaptent à la profondeur des postes. Par Alex P.
Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 19:04

Je vais parler d’un leurre que je sors en premier lorsqu’il s’agit de traquer le black bass, d’un leurre dont les débutants utilisent le nom pour désigner un worm, d'un étrange cigare qui fait pourtant merveille... ( NDW: Il n'y a pas de fumee sans feu!) Vous l’aurez reconnu, il s’agit du Senko de Gary Yamamoto. Un leurre dont la renommée a fait le tour du monde, dont l’efficacité n’est plus à démontrer mais qui pourtant est de moins en moins utilisé, délaissé pour des worms concurrents.

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Serait-il devenu moins efficace que les nouveautés actuelles ? Ce leurre ne doit-il son succès qu’a un effet de mode ?
Je vais essayer de vous montrer pourquoi ma réponse à ces deux questions est non !
Crée aux alentour des années 1990, il a tout d’abord eu du mal à s’imposer. En effet, son aspect n’est pas très attirant et il semble, de prime abord, identique à un quelconque worm. Cependant aux vues du succès qu’il a rencontré, notamment lors de victoire grâce au Senko dans des compétitions américaines très réputées, il s’est petit a petit répandu dans les boites des bassers et s’est finalement imposé comme LE leurre a black bass.

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Mais pourquoi est-il si efficace ? Quelle est la différence avec les autres worm ?
Pour commencer, parlons déjà des worms en général.

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Leur principal avantage est la variété de montages possibles. Que ce soit en texan, en weightless, en wacky, en carolina, en drop shot, en shaky, en trailer de jig, etc. un worm peut tout faire ! Ces leurres pourront captiver les blacks bass et même les perches, les sandres, voir les brochets, dans n’importe quelle conditions, suivant le montage utilisé.
Leur nage virevoltante se déclenche à la moindre tiré et de façon aléatoire, elle ne peut qu’intriguer nos amis aquatiques.
Mais qu’est-ce que le Senko peut bien posséder pour le rendre si différent, si efficace ?
C’est simple, c’est la texture de ce leurre. C’est la même que celle utilisé pour l’ensemble de la gamme Gary Yamamoto. Sa plus grande particularité est sa densité.
C’est le leurre souple et le plus dense que je connaisse, ce qui est un énorme avantage. Cela va lui permettre de couler rapidement, ce qui, combiné à la souplesse de sa texture, va provoquer un frétillement de sa queue irrésistible. De plus, cela va grandement faciliter son utilisation en weightless. Les distances de lancés sont surprenantes pour son poids. De plus, le skipping va être facilité, ce qui est un avantage lorsque l’on sait a quel point le black bass est un poisson qui se plait au milieu des postes les plus encombrés.
Cette densité est obtenue grâce à l’utilisation de sel incorporé dans la matière du leurre. Ce qui lui apporte un autre avantage : un goût. Certains pensent que l’odeur d’un leurre va jouer un rôle dans son efficacité, ce n’est pas vraiment mon cas. Cependant je suis persuadé, de par mon expérience, qu’un leurre parfumé est gardé beaucoup plus longtemps en bouche. C’est la encore un avantage important qui permettra de diminuer les loupés au ferrage.

Le matériel

Le matériel idéal sera composé d’un ensemble léger et surtout sensible. Préférez également une canne extra fast, qui vous permettra de mieux contrôler votre leurre et d’assurer des ferrages efficaces. La puissance de la canne sera M ou MH selon le montage employé.
Spinning ou casting ?
En théorie on associe le weightless avec spinning, mais un Senko de bonne taille est lourd et se lance bien, même en casting (à condition de bien maitriser cette technique). Le choix se fera donc en fonction des gouts de chacun ! Pour les autres montages (texan, carolina…), là encore il peut y avoir débat ! Je pense personnellement que l’essentiel est de se faire plaisir donc choisissez la technique qui vous convient le mieux. Il faut cependant prendre en compte que c’est une pêche ou l’on est souvent amené à effectuer des lancers précis, discret, en pitiching (lancer sous la canne). Il faudra aussi maitriser le skipping (lancer en ricochet) pour pouvoir envoyer votre leurre sous les frondaisons sans vous prendre dans les branches. Préférez le spinning si vous ne maitrisez pas ces lancers plutôt difficiles à réaliser avec un ensemble casting.
Pour disposer d’une bonne sensibilité, la tresse est pour moi indispensable, une résistance de 20 lbs sera un bon compromis pour assurer l’extraction du black-bass de son poste et une certaine résistance a l’abrasion, qui pourrait vous faire défaut sur des tresses plus fines. Par contre le bass a une bonne vue et la tresse aura tôt fait de l’alerter, il faut donc utiliser un bas de ligne. Le matériau le plus efficace dans ce rôle est le fluorocarbone, à la fois discret et résistant à l’abrasion. Un diamètre compris entre 30 et 45 centièmes selon l’encombrement du poste sera un bon compromis.
Pour leurrer le black-bass, préférez les grandes tailles de Senko qui sont pour moi les plus efficaces. La nage pendant la coulée est plus attractive, le frétillement de la queue plus important. De plus, les spécialistes du bass savent que ce poisson est un vrai glouton, et qu’il se jettera allégrement sur des proies parfois plus grosses que lui. La version en 5’’ me semble idéale. Il existe également des versions en 6’’ et même en 7’’ que je n’ai malheureusement jamais essayé. Nul doute qu'elles sont elles aussi très efficaces.
La gamme de coloris est énorme :

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Personnellement, pour ce leurre, je n’attache pas beaucoup d’importance au coloris, j’ai pris du poisson avec tous les coloris que j’ai essayé. J’ai cependant un coloris fétiche, qui m’a permis la capture de mes plus grosses prises, il s’agit du Watermelon Red.

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Pour les lests, dans un souci de protection de l’environnement, préférez le tungsten. Bien que plus cher, il est beaucoup moins nocif que le plomb. Faites un effort pour préservez la qualité de l’eau!
Les hameçons utilisés seront des texans. Préférez des wide gap, c'est-à-dire à grande ouverture, ils permettront un ferrage plus efficace. Choisissez une taille entre 3/0 et 5/0. La qualité devra être au rendez vous, sinon, attendez vous à des ferrages trop difficiles et beaucoup de ratés. J’utilise personnellement et avec bonheur les hameçons de la marque VMC ou Gamakatsku.

Maintenant comment s’en servir ?
Pour commencer, il faut choisir un montage. En fonction de la profondeur du poste, de l’activité des poissons et de l’encombrement, il va falloir sélectionner le montage qui va permettre de donner à son leurre la nage la plus intéressante a la hauteur d’eau souhaitée.
Détaillons un peu les différents types de montage que j’utilise le plus souvent pour ce type de leurre, dans ma traque du black bass.

Le montage texan

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C’est un montage ou leurre sera monté sur un hameçon texan, ce qui lui permettra de pouvoir se faufiler au milieu des branches, herbiers et autres obstacles. Sur la ligne, sera placé un plomb balle coulissant, qui lui permettra d’atteindre le fond plus rapidement. Le poids de ce plomb sera adapté à la profondeur du poste. On pourra éventuellement placer une perle de couleur coulissante entre le plomb et l’hameçon, pour ajouter un signal supplémentaire et pour protéger le nœud.
L’avantage de ce type de montage est de pouvoir pêcher près du fond, à des profondeurs très variées.
Si j’avais un conseil à donner pour la confection de ce type de montage, c’est d’essayer de toujours utilisé un lest le plus léger possible selon les conditions rencontrées. Plus la descente du leurre sera lente, moins elle sera bridée, plus il sera efficace. Généralement on utilise un gramme de lest par mètre de profondeur. J’ai souvent pour habitude de descendre encore en grammage, l’animation sera alors ralentie, sans doute plus ennuyeuse pour le pêcheur, mais pas pour le poisson !
L’animation est simple, il s’agit de laisser le leurre couler jusqu’au contact du fond, en gardant une bannière suffisamment détendu pour ne pas trop brider la nage et suffisamment tendue pour conserver une bonne détection des touches. C’est un compromis qu’il vous faudra trouver.
Ensuite il faudra effectuer des tirées, plus ou moins amples, plus ou moins saccadées en fonction de l’activité des poissons. La encore, pendant les animations, bien veiller à conserver une bannière ni trop tendue ni trop molle, nul doute que les pêcheurs de truite au toc comprendront de quoi je veux parler.
Les animations seront ponctuées de pauses, pouvant être très longues suivant les conditions.

Le montage carolina

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C’est un montage qui ressemble beaucoup au montage texan, mais ou la course du plomb coulissant est bloquée a une distance variable, de 30 a 70cm du leurre. C’est une méthode très intéressante car elle permet de présenter un leurre prés du fond, tout comme le montage texan, tout en préservant l’effet planant, tant efficace. La encore on pourra, si on le souhaite, placer une perle entre la balle et le nœud.
Par contre le problème est la difficulté a ressentir les touches, attendez vous a de nombreux ratés…Le principe à appliquer : Plus vous éloignez votre point de blocage du plomb du leurre, plus vous le rendez attrayant, au détriment de la détection de la touche. Plus vous rapprochez ce point de blocage du leurre, plus la nage sera bridée, moins efficace, par contre les touches seront-elles beaucoup mieux ressenties.
C’est donc un compromis qu’il vous faudra trouver, à adapter suivant la méfiance des poissons. C’est un montage plus technique que le montage texan, qui nécessite pour être efficace un matériel plus sensible et donc plus haut de gamme. Le bon réglage de la plombée, la bonne détection des touches, nécessite une certaine expérience, je préconise donc au débutant l’utilisation du montage texan pour recherchez les bass en profondeurs. Le carolina sera employé lorsque le texan sera bien maitrisé.
La encore, il vaut mieux éviter de trop chargé en plombée, de façon à ne pas entraver la nage de notre leurre. Le poids du lest sera déterminé de la même façon que celle décrite pour le montage texan.
L’animation sera semblable à celle effectuée avec un montage texan, à une différence près : La bannière devra être maintenu plus tendue. En effet les touches étant plus difficiles à ressentir et le bridage du leurre lié a la bannière trop tendu étant limité par le bas de ligne, on évitera absolument les bannières détendues.

Le montage texan weigthless

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Voila pour moi le montage le plus adapté a ce leurre et surtout celui avec lequel je prends le plus de plaisir !
C’est le même principe que pour le montage texan classique sauf qu’ici, aucun lest ne sera placé sur la ligne. Cela permettra au leurre d’avoir un effet le plus planant possible. Ce type de montage sera logiquement réservé aux faibles profondeurs.
Les animations seront ici plus variées que lors des précédents montages !
Ma préférée, à réserver pour les journées chaudes et lors de périodes d’activité des poissons, est une animation rapide, juste sous la surface. Une alternance de petits jerks, un peu comme l’on animerait un stickbait en surface. C’est une animation qui n’aura pas son pareil lorsque les bass se contentent de suivre les leurres de surface traditionnels sans attaquer.
Une autre façon d’animer sera en dent de scie, une alternance de tirées entrecoupées de pauses. C’est l’animation classique que j’effectue la plupart du temps et qui se révèle souvent très efficace.
La dernière sera le dead-sticking (ou do-nothing). Bien souvent, les black bass réagissent mieux aux animations minimalistes, une légère secousse suffit à rendre un leurre très prenant. Cette animation est l’extrapolation de cette approche et ca marche ! C’est très simple : on lance, on tend la bannière et on ne fait plus rien pendant 30 secondes, 2 minutes, voir beaucoup plus longtemps ! Ca peut paraitre étonnant, mais ca marche ! On pourra également l’agrémenter de légères vibrations qui décideront le poisson hésitant. C’est une animation peut employée, mais très efficace lorsque les bass sont tatillons. Pêcher l’eau de cette façon se révélera trop laborieux, réservez cette technique aux postes prometteurs qui n’ont rien donné avec une animation classique.

Le ferrage

Un point important de cette pêche ! Le débutant perdra beaucoup de poissons au ferrage, mais une fois celui-ci maitrisé, il n’en ratera que très peu par rapport a d’autres techniques.
Le secret ? Retarder le ferrage. Il ne faut pas ferrer à la touche mais 1 ou 2 secondes après. Le leurre gavé de sel, est gardé en bouche par le poisson, ne soyez donc pas trop pressé ! A la touche attendez un peu, en donnant du mou a votre ligne, le poisson ne doit pas ressentir de tension dans la ligne, cela lui ferait recracher votre leurre. Ensuite lâchez-vous ! La pointe de votre leurre étant piqué dans le leurre, conjugué à la dureté du cartilage de la bouche des black bass, il faut ferrer fort !
Voila les méthodes que j’utilise régulièrement et que je commence à maitriser. Cette liste n’est évidement pas exhaustive ! J’espère simplement vous avoir donnez des bases pour appréhender la pêche au worm, maintenant a vous de vous faire votre propre opinion et de trouvez les méthodes les plus efficaces dans les conditions que vous rencontrez.
Par exemple, je n’ai pas développé le montage en shaky head car je n’ai pas encore suffisamment d’expérience pour vous en parler, mais à mon avis cette technique est diaboliquement efficace !
Je ne vous ai pas parlé non plus du montage en wacky worming bien qu’il soit très efficace également. En effet les Senko n’étant pas très solides, ils ne feront qu’un ou deux poisson s’ils sont montés en wacky, ce qui revient vite cher. D’autres worms moins chers peuvent effectuer le travail aussi bien, lorsqu’ils sont montés sur un hameçon lesté.

J’aimerais aussi attirer votre attention sur le reste de la gamme leurre souple de Gary Yamamoto. De nombreux modèles sont disponible tels que des créatures, des écrevisses, des shad… et tous sont constitués de la même matière, ce qui les rend tout aussi efficaces !

A noter aussi pour cette année, l’élargissement de la gamme des worms :
De nouveaux coloris avec une version "bi-ton" ainsi qu’une version "laminate"

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Une version Prosenko, en 5’’, plus fine, plus légère, dotée d’une queue très mobile. Il sera plutôt employé sur des montages Shaky head, et répondra sans doute très bien à la moindre secousse.

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Et aussi l’apparition du fat senko en 3’’ qui est un senko plus court, mais plus large. De par sa taille, il devrait être très intéressant pour la perche et aussi le sandre.

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A essayer !


Par Alex P.
Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /2009 18:30
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On me demande souvent quel est mon avis sur les bas de ligne, car c'est vrai qu'au milieu de toutes les références proposées sur le marché, il peut etre difficile de s'y retrouver! Hard mono, fluoro, crinelle, acier, surflon, titanium...pas simple!




Dans cet article je vous parlerai surtout de ce qu'il faut utiliser quand on recherche le brochet specifiquement, car il est bien connu par les pecheurs de carnassier que mister esox est capable avec ses grandes dents de couper avec une facilité déconcertante des matieres que l'on aurait du mal a ciseler sans outils !!

Car si on part pour une partie de peche ou l'on va tenter de capturer de la perche, du bass ou du sandre, il n'est pas impossible de rencontrer un pike qui aura raison de notre équipement et repartira plus que mécontent avec un piercing qu'il ne voulait pas! Dans ces peches là on pourrat associer discrétion et protection en utilisant le fluoro ou le hardmono en empile ou prémonté!






Revenons a nos brochetons!

Pour cette peche je suis beaucoup plus catégorique et l'emploi de l'acier ou équivalent est indispensable!
Certains imaginent que le brochet est un poisson qui ,comme beaucoup d'autres carnassiers, est un éxaminateur de proie, ceux là n'ont peut etre jamais vu avec quelle frénésie il est capable de se ruer sur sa victime lors de chasses naturelles, le lion des eaux douces ne réfléchit pas il agit!

L'argument souvent apporté par les fervants defenseur du fluoro est que la discrétion est necessaire et que l'on voit beaucoup de suivis qui se finissent par un refus quand on a comme BDL un matériaux trop visibles. Pour ma part et cela n'engage que moi et mon experience, je pense que si il y a juste suivis ou refus c'est que c'est plus le choix de leurres et d'animations qui est en cause, un brochet décidé prendra! Il a souvent bon dos le bas de ligne icon_wink.gif
Aussi j'ai déjà vu des coupes sur des fluoros de 80/100 !
Un gros brochet, ça coupe fort, il suffit de voir dans des plans d'eau a fort canibalisme a quel point il sont capable de s'entailler! J'ai vu des clients venir pecher le brochet en suede avec des fluoros inferieur a 50/100 perdrent le poisson de leur vies pour cette raison, avouez que c'est un peu idiot de perdre un poisson trophée a cause d'un bout de plastique!
Je prefere personellement (en admettant que la discretion soit de rigueur) avoir quelques contacts de moins mais etre sur de mon coup et pouvoir vraiment travailler comme il se doit un beau brochet lors d'un combat pas gagné d'avance!

Voilà pour mon avis sur le débat sans fin fluoro vs acier (ou équivalents).

dent bec

Vous avez dit "equivalent"?

Il existe plusieurs produits que le brochet ne peut couper, comme cité plus haut: crinelle (moultes brins), acier classique, surflons et titanium ,fortress ou meme le thermosoudable!

Nous allons essayer de peser les pour et les contres de chacun d'entre eux!
On peut se dire qu'à partir du moment ou l'on peche avec un de ces matériaux dans des résistances d'au moins 9 kg on peut se sentir confiant et brider un poisson meme correct. Cependant, il y a des couts, des longévités, des facilités d'utilsations, etc... qui different!


La crinelle:

La crinelle est un vieux produit que nos anciens utilisent depuis des lustres, également appelé "fil cablé".
C'est tout simplement plusieurs brins d'acier tissés entre eux pour n'en former qu'un seul! On le trouve souvent en 7, 19 ou 49 brins, des fois meme gainés avec du kevlar.
Il faut a mon avis éviter les BDL crinelle pré-montés que l'on trouve facilement chez les détaillants français, car ils ont une tendance a "tirbouchonner", et s'éfilocher a l'attache, ce qui forme un point de faiblesse. Et une faiblesse dans la peche, c'est tout ce que l'on veut éviter!!


les plus:
- faible cout
- facile a se procurer
- léger donc pratique pour le topwater
- souplesse

les moins:
- grosses mémoires de torsion
- s'effiloche

L'acier classique:

je parlerai là des aciers rigides que l'on appelle aussi bas de ligne "no kink".Ceux-ci sont pratiques et prévus a la base pour l'utilisation des jerkbait car ils évitent les bouclages( pour que le bas de ligne ne s'enmelle dans les hameçons du leurre) autant vous dire que ce genre de produits est quasi indestructible! Par contre, l'épaisseur de gros bout de métal "chromé" est des moins discret, vous ne ferez pas utiliser cela à un amateur de fluoro :p)

les plus:
- extreme solidité
- anti-bouclage
- pratique pour commencer la peche aux gros jerk

les moins:
- peu discret



Le thermosoudable:

Thermosoudable est la technique de soudure à chaud. Les deux parties de matière à souder sont fondues ensemble et en refroidissant, elles restent liées. C'est un acier recouvert d'un polyamide qui en étant "entortille" sur lui-meme sur une dizaine de tour ,puis chauffé au briquet quelques secondes, se soude sur lui meme! Il est extrement pratique pour la confection de raccords des triples voleurs pour les leurres souples et en BDL car la longueur est modulable.

les plus:
- pratique
- rapide

les moins:
- mémoire de torsions
- difficile a trouver en grosse résistance

Le Fortress:

PAFEX est le concepteur de ce produit sympa qui permet là aussi de faire un vrai BDL ( ou un raccord hameçon chance ). Il existe de 22/100 jusqu'à 68/100 et est annocé de 3kg jusqu'à 55kg! Quand j'en utilise, je le change a chaque poissons car il a quand meme une tendance a s'éfilocher! S'il tirbouchonne, il suffit de le retendre à la main pour le remettre droit, cette caractéristique a cependant ses limites! Il est cependant souple et facile a nouer.


les plus:
- souplesse
- faible mémoire
- facile a nouer
- pratique


les moins
:
- usage unique
- pas des plus costaud


Le titanium:



Voilà ce que j'utilise le plus et que je conseille fortement pour le bigbait! C'est pour moi un super produit!
Il arrive sur le marché de plus en plus de produits en titane, mais il faut quand meme rester prudent sur le choix des produits, et privilégier ceux qui sont gainés au niveau des boucles des émérillons. En effet, il peut s'échauffer et un leurre a transfert de masse peut sur plusieurs lancés trés appuyés avoir raison de cette faiblesse!




Si vous voulez les fabriquer vous meme, sachez que c'est un des produits les plus difficile a sleever, et une bonne pince a sleeves est necessaire!!
C'est un produit extremement solide, sans memoire de torsion, tres difficile a "marquer" et peut durer une saison de peche...Pour moi, le bas de ligne ideal malgre son cout!
Je conseille pour ce produit de se tourner vers la marque BFT Strike Pro. (Zalt en fabrique aussi mais en plus faible puissance ).

les plus:
-
aucune mémoire
- extreme solidité
- longévité
- grande puissance
- souplesse
- discret dans les faibles diametres

les moins:
- son cout

Le surflon:
Tout comme que le titane, il est mais moins discret... mais encore plus solide et utilisé pour les peches exotiques!


Voilà, un résumé qui permet d'y voir plus clair au milieu de tout ce qui vous est proposé!
Aussi, je conseille tout ces bas de lignes dans des longueurs de 18 pouces (environ 50cm) pour faire face aux rares problemes de coupes qui se produisent au dessus des BDL lors des attaques par l'avant!

Par Julien D.
Par Julien - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /2009 13:30





On peut trouver sur internet des boutiques proposant le materiel nécessaire pour fabriquer ses leurres souples ( Bricoleurre.com notemment ), et pour cela, nulle besoin d'être un as du bricolage ( si j'y arrive, vous serez très nombreux à y arriver... )!

Pour cela, il vous suffit d'un micro-onde, ou d'une casserole usagée, un récipient pour fabriquer son moule et biensur les produits nécessaires à la fabrication de ces leurres, à savoir : du silicone RTV avec son catalyseur ( qui sert de durcisseur pour le silicone), du plastique (ou appelé plastileurre), et du colorant pour le plastileurre. Ensuite libre à vous d'y ajouter des paillettes, des aromes, un rattle ( petite bulle contenant des billes qui s'entrechoquent ), etc... Les possibilités de création sont presque infinies. D'autant que vous avez la possibilité de faire l'empreinte de votre moule ( le master) avec une sorte de pâte à modeler (appelée plastiline), pour faire un leurre très personnel dont vous aurez modelé la forme!

Vous pourrez donc pêcher avec des leurres de votre confection, et après l'investissement initial, réaliser de fortes économies!

EXEMPLE DE REALISATION

Après avoir positionné deux shads sur le dos, avec une petite pointe de colle, au fond d'un récipient PVC, je prépare le silicone RTV avec son catalyseur ( celui-ci doit être dosé entre 2% et 5% ).



Je dois donc calculer la quantité de silicone necessaire pour bien recouvrir les deux leurres qui me servent de modèle. Mon récipient mesurant 13cm de long, sur 9cm de large, j'ai calculé qu'il me faudrait aussi 3cm de hauteur pour bien recouvir les shads, soit 13 x 9 x 3 = environ 350cl de silicone !
Pour le catalyseur, je calcule 4% de 350cl, 0,04 x 350 = 14cl
Rien de bien complexe...
On peut également rajouter un peu d'huile de silicone, pour être sûr que le moule soit dépourvu de bulles, et soit plus souple pour faciliter le démoulage.



Il ne reste plus qu'à bien mélanger, puis recouvrir les leurres délicatement et laisser le silicone se durcir une bonne nuit.



Le lendemain matin, enveler délicatement le silicone durci du récipient PVC, et enveler le ou les leurres qui ont servi d'empreinte. Ca y est, ça va être l'heure de couler !!!



Il est préférable de faire fondre son plastileurre en exterieur, ou du moins dans un endroit bien aéré, car les vapeurs s'en dégageant son assez noséabondes et nocives.
Faites fondre le plastileurre dans une casserole, ou au micro-onde dans un récipient adéquat. Une fois le plastique devenu transparant ( bien le surveiller afin qu'il ne jaunisse pas en chauffant ), ajoutez-y le ou les colorant,en poudre pour des couleurs opaques, liquides pour des couleurs translucides, les paillettes, aromes,...



Une fois le plastileurre bien fluide, faites le couler dans le moule, en vous assurant que celui remplisse bien, au besoin, ecartez avec précaution les fentes pour que le plastique coule mieux.



Attendez que le plastique soit froid et durci pour démouler délicatement, puis plongez-le dans l'eau froide.
Coupez l'excédent de coulure au ciseau et voila !




D'autres exemples de réalisations sont exposées à l'atelier des "bricoleurres".

ASTUCES ET FINITIONS

Leurre bicolore

Il est possible de mouler un leurre bicolore ( chartreuse queue rouge pas exemple ), pour cela il suffit juste d'avoir deux coloris de plastileurre fondu, et de le couler assez vite dans le moule à l'anoit voulu. La jonction se fait très bien, sans bulles ou faiblesse, ni dégradé ( essai réalisé avec les colorants en poudre).




Finition du leurre et excédents de coulure

Une fois le leurre démoulé, vous devrez enlever l'excédent de plastileurre au ciseau, puis pour une finition plus "propre", vous pouver faire fondre avec précaution au briquet  les imperfections, pour les aplanir sur une surface plate pour une finition plus soignée.

Leurre préfendu et montage téxan

Si sur certaines de vos creations vous tenez vraiment à avoir une fente sur le dos du leurre, pour faciliter l'utilisation d'un montage texan et ainsi le rendre "weedless", vous pouvez par exemple couleur le plastileurre à ras du moule. Celui-ci se retractant légérement en refoidissant, vous obtiendrez une fente sur le dos du leurre !



Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /2009 14:53
Intro

Voila un pattern aussi amusant qu'efficace sur les brochets notemment, lorsque ceux-ci sont calés dans la végétation. C'est bien connu, cette espèce aime se camoufler dans les herbiers et nénuphars à l'affut d'une proie facile qui se serait aventuré trop près de sa planque. Et au même titre qu'un gardon imprudent ou une écrevisse paniquée, une grenouille qui passera autour de son refuge se fera sanctionner.



Cette technique est facile à mettre en oeuvre, et animer son leurre au dessus ou entre la végétation en surveillant un mouvement ou une attaque de carnassier est très ludique!

Matériel :

Pour cette technique, mieux vaut avoir un ensemble casting assez puissant, genre Medium Heavy, pour lancer précisément et dicrètement dans la végétation. Surtout il est nécessaire d'avoir une canne assez raide et puissante pour bien réussir son ferrage ( la frog sera montée sur un hameçon texan ), et maîtriser le poisson qui ne manquera pas de se réfugier dans l'obstacle le plus proche durant le combat.
Un ensemble spinning peut également convenir à condition qu'il possède les mêmes qualités: puissance et rigidité.

Le moulinet doit être garnie de tresse suffisement résistante ( celle-ci est capable de couper la végétation durant le combat ) ou à défaut d'un nylon de 30/100 minimum fait très bien l'affaire.
Biensur, pour la pêche spécifique du brochet ( sa gueule compte plus de 700 dents tranchantes), montez un bas de ligne résistant de votre choix ( acier, fluorocarbone,...).

Leurres et montages



Voici deux modèles très efficaces et que l'on peut trouver facilement dans le commerce :
la YUM BuzzFrog ( en haut )  et la SIZMIC Toad.
La première citée est faite d'un plastique assez rigide qu'il est préférable d'animer. Elle se lance très bien, et les deux "pattes" vibres magniquement au moindre twich.
La seconde est beaucoup plus souple et ses appendices vibres moins fort, mais frétillent plus. Elle serait donc plus destinée à une utilisation en buzzingTechnique consistant à brasser la surface de l'eau avec son leurre, en emettant beaucoup de vibrations, d'éclaboussures ou bulles.

 

Ces deux frogs, comme la plupart des modèles présents sur le marchés, sont préfendues et rendent ainsi l'usage d'un hameçon texan plus aisé. Celles-ci peuvent se monter soit en weightless, afin de les faire nager en surface ou sous la pelicule d'eau en buzzingTechnique consistant à brasser la surface de l'eau avec son leurre, en emettant beaucoup de vibrations, d'éclaboussures ou bulles, soit sur un montage texan classique, mais pour ma part, je préfère les équiper d'un hameçon texan du type Decoy switcher de taille 4/0 ou 5/0. Celui-ci permet, grâce au plomb placé sur la hampe de l'hameçon, de varier les animations mais aussi d'éviter que le leurre ne vrille dans l'eau.

Utilisations et animations



Après avoir lancé votre leurre à proximité ou au coeur de la végétation, plusieurs animations sont possibles.
Vous pouvez le faire évoluer à la surface, en buzzingTechnique consistant à brasser la surface de l'eau avec son leurre, en emettant beaucoup de vibrations, d'éclaboussures ou bulles, ce qui créera pas mal de bruit et de vibrations susceptibles d'éveiller l'agressivité des carnassiers. On peut également faire évoluer son leurre dans la végétation en essayant de provoquer un poisson bien posté et un peu tatillon. Mais la meilleure animation qui m'a amené le plus de résultats consistait à laisser planer le leurre ( c'est là ou l'utilisation de l'hameçon plombé sur la hampe joue son rôle), et l'animer d'un ou deux twichs pour faire vibrer ses "pattes", puis le relaisser planer, etc...


A vos cannes, prêts? Froggez !!!


Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 19:17

Préambule

Voila une pêche souvent rechignée des pêcheurs, mais au combien excitante quand on y a pris gout. Cette pêche est une excellente école pour la précision des lancers, la discrétion et le ferrage.

On se retrouve parfois au court d'une partie de peche dans une situation désespérante où les carnassiers semblent avoir la bouche fermée, impossible de faire mordre la moindre perche, et puis, au détour d'un pont, d'une sortie de courant, on aperçois un joli banc de chevesne.
Mais comment s'y prendre pour capturer ces poissons réputés si méfiants, lunatiques et parfois agaçants?!




Le chevenne et son comportement

Le chevesne, chevaine, cabot, ou "chub" pour les jeun's, est un cyprinidé comme le gardon ou la brême, présent dans presque tous les départements français. Il est peu péché ( notemment car il n'a pas grand intêret culinaire, et est très méfiant) et est plus particulièrement présent dans les zones de courant, les zones abritées, encombrées à l'affut du moindre insecte ou larve qu'il pourrait trouver. C'est un poisson grégaire qui vit en banc d'individus de même taille.
Quand on le pêche à vue, il est facilement reconnaissable par sa queue noire, et ses nageoires ventrales légèrement rouges orangées.
C'est un des poissons les plus méfiants de nos eaux douces, et il est pratiquement imposible à leurrer une fois qu'il vous a vu. Bien que souvent critiquée, sa défense est toute de même très honorable, les premiers coups de têtes et "rushs" sont assez puissants, même s'il a tendance à s'epuiser relativement rapidement. 
L'intérêt de cette pêche réside plus dans la traque excitante de ce poisson, ou un combat presque psychologique va s'installer entre vous et le poisson, vous devrez redoubler de discretion, de précision et de patience car le chevesne pourrait vous mettre vos nerfs à rûde épreuve...




Le matériel

    - La canne
Pour cette pêche, il vous faudra une canne spinning légère, plutot courte (1m80 a 2m10 est idéal), et de faible puissance car il faudra lancer des leurres très légers à des distances correctes.

     - Le moulinet et le fil
Un moulinet léger lui aussi (1000 a 2500), bien garni en nylon vous permettra de répéter des lancers précis confortablement, sans vous fatiguer l'avant bras et le poignet. Le fil doit être assez fin, entre 14 et 20/100 par exemple (bon compromis entre discrétion et solidité) car le chevesne est un poisson très méfiant, surtout quand les eaux sont claires, et qu'un fil pas assez discret pourrait vous amener pas mal de refus. Certains puristes utilisent même des têtes ou bas de ligne en fluorocarbonne pour plus de discrétion. De plus, il vous faudra lancer des leurres de quelques grammes à peine, et l'utilisation d'un fil fin est obligatire.

     - Les leurres
Une multitude de leurres peuvent convenir pour cette pêche, mais il faudra avant tout que ceux-ci soit légers ( la chutte du leurre dans l'eau ne doit pas être trop bruyante), et adaptés selon les conditions de pêche.



     - Les leurres flottants
Si vous pensez que les conditions sont assez bonnes pour pêcher en surface, ou si vous avez vu des chevesnes moucher ou se tenir très près de la surface, alors préférez des leurres flottants et légers.
A ce petit jeu, le Baby Crank (river2sea) est un formidable allié car il est léger, se lance tres bien et imitera parfaitement un insecte ou un petit fruit qui vient de tomber a l'eau.
Le cra pea ( Lucky Craft ) rempli également très bien ce rôle.
Un Rapala Original flottant est egalement très bon.
Le Sammy ( Lucky Craft ) en petite taille, animé en walking the dog, peut etre également très amusant.
La plupart de ces leurres n'ont même pas besoin d'être de bons nageurs, car une fois un lancer discret et précis effectué, il convient juste d'être attentif au comportement des poissons succeptibles de venir le gober, controler la dérive, faire frémir doucement son leurre à la surface et se tenir pret à ferrer. On peut penser que les chevesne prennent juste ces leurres flottant pour un insecte ou un petit fruit qui vient de tomber à la surface.

     - Les micro jerks
Toute la gamme des micro leurres à truite peuvent servir pour cette pêche.
Le Tiny fry 38 ou 50 (Illex) est une arme redoutable, tout comme le Humpback Minnow, le Bevy Minnow ou le B'freeze 48 voire 65 (Lucky craft), le Minnow30 (adam's). Les petits poissons nageurs Geologic ( Caperlan ) comme le cranknino,
par exemple sont aussi très efficaces, et bien moins chers.
D'autres pourraient etre cités et il ne faut pas hésiter à changer de leurre ( flottant/suspending, bruiteur/silencieux,...) ou de colori si vous essuyer trop de refus.

     -Les petits leurres souples
Le chevesne peut aussi s'attraper au leurre souple et certains n'hésitent d'ailleurs pas à le pecher avec une simple virgule.
Toutefois, certains leurres comme le Insekter ( Reins ) ou le Tiny Ika (Gary Yamamoto) sont redoutables pour cette pêche. J'ai aussi personnellement eu l'occasion de tester une imitation de mûre en leurre souple avec d'excellent résultats!




     -Les accessoires
La paire de lunettes polarisante n'est pas obligatoire, mais permet quand même d'y voir beaucoup mieux à travers la surface de l'eau, et vous fatiguera moins les yeux.
Un pince pour dégorger ces poissons est quand même très pratique pour enlever le leurre de la bouche , d'autant plus qu'un chevesne un peu glouton aura vite fait d'avaler le leurre au fond de la gorge.

L'action de pêche

La discrétion au bord de l'eau est primordiale pour une pêche à vue réussie. Il faut voir, sans être vu, parfois même se baisser un peu, ne pas pêcher trop près du bord de l'eau ( se reculer de quelques mètres sur la berge ) si le cours d'eau est trop étroit, et aussi marcher discretement ( les vibrations du sol éveilleront la méfiance des chevesnes)
Il est préférable de vous positionner dans le dos du chevennes, ( quand celui -ci n'a pas la tête dirigée en votre direction) ou au minimum en biais, pour que le poisson ne vous vois pas.

Une fois le poisson reperé, essayer un lancer précis et discret, en faisant en sorte que le leurre ne fasse pas trop de bruit à la tombée dans l'eau ( freiner le fil avec ses doigts durant le lancer, ou lancer en cout droit au ras de l'eau). Si vous voyez le poisson s'approcher, apprétez-vous à ferrer car le chevennes ne gardera pas longtemps le leurre en bouche, sans toutefois trop anticiper le ferrage.
Ce poisson est tellement lunatique qu'il faut parfois adapter ses animations de leurres selon son humeur, selon les conditions ou même les endroit pêchés. Frétillement du leurre à la surface, do-nothing (aucune animation), gros twichs, accélérations progressives... à vous de voir ce qui marche le mieux.

Vous voila parés pour affronter ce poisson capricieux, mais n'oubliez pas : discrétion et précision sont la clé du succès!



Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /2009 11:50


Plutôt qu'une technique de pêche, le powerfishing (que l'on pourrait traduire par "lancer-ramener") peut être consideré comme une stratégie. En effet, quand la configuration du plan d'eau nous laisse perplexe (absence totale d'activité, vaste étendue d'eau, absence d'obstacle sous-marin ou apparent,...) le powerfishing est la stratégie à appliquer. Le principe est d'utiliser des leurres qui couvriront un maximum de terrain, repérables de loin et avec lesquels on ne perdra pas de temps avec des animations.

L'essentiel étant de :

- Couvrir un maximum de terrain en un minimum de temps
- Se déplacer souvent de poste en poste ( certains marchent même en péchant!)
- Utiliser de préférence des leurres au fort pouvoir attractif ( rattles, effets visuels important, vibrations...)
- Il faut que le leurre soit le plus possible dans l'eau
- C'est une pêche rapide, mais qui nécessite toutefois l'adaptation de la vitesse de récuperation selon les conditions de pêche ( température, activité, etc...)

Ou s'en servir?
Bien que ça ne soit pas la technique de pêche la plus excitante, elle peut être efficace particulièrement en canal et dans d'autres types de plan d'eau où il n'y aura pas de poste marqués et donc où il est plus difficile de localiser le poisson.



Quels leurres utiliser?

Le crankbait :

A ce petit jeu, les crankbaits sont très efficaces car ils ne nécessitent pas d'animations particulières. Une récuperation lente est suffisante pour que le crank exprime son potentiel. Le crank est souvent équipé de "rattles" (billes bruiteuses), sa nage naturellement très attractive, ses coloris souvent "flashy" et sa silhouette ( gros corps, gros yeux) est volontairement disproportionnée. Bref, le crank ( en francais : original, excentrique, agaçant même! ) est un leurre idéal de prospection rapide.
     



Le spinnerbait : Autre leurre à utiliser dans ce genre de situation, le spinnerbait est un leurre très polyvalent, très utile également pour "battre" un maximum de terrain en peu de temps. Il ne nécessite pas non plus d'animation particulière puisque ses palettes tourneront d'elles même. Le reflet des palettes et les fortes vibrations qu'elles émettront feront de ce leurre une proie potentielle très séduisante facile à localiser dans l'eau.



Le longbill : Ce type de jerk à grande bavette est également souvent équipé de billes bruiteuses, et sa capacité à montrer ses flancs feront aussi de ce leurre une proie assez facile à localiser. Il peut également être utilisé dans ce genre de situation, à condition toutefois que sa nage soit suffisament séduisante en récuperation linéaire, pour que vous ne perdiez pas trop de temps en animation. Attention toutefois à adapter la profondeur de nage du leurre, avec celle supposée du poste pêche. Le longbill ne passe pas dans les obstacles aussi bien qu'un crank ou un spinnerbait.
Le jerkbait : Bien que ce leurre soit sensé être anime (jerk voulant dire secousse, saccade en francais) certains d'entre eux sont suffisement attractifs naturellement.



Le Lipless :

Assez peu utilisé en France, le Lipless est un leurre sans bavette (comme son nom l'indique) qui ne nécessite pas d'animation particulière et qui est pourtant très efficace. La plupart des modèles disponibles sont équipées de nombreuses billes aux sonorités plus ou moins aigües qui déclencheront l'agressivits des carnassiers, même ceux-ci sont peu actifs.



D'autres leurres pourraient être cités ( les topwaters, les jigs, les cuillers, les swimsbaits,etc...).
Encore une fois, meme si certains leurres se prêtent mieux à cette peche, les résultats se feront plus sentir par le comportement du pecheur : il doit être actif et mobile ! 
Par Flanagan - Publié dans : Techniques - Communauté : La pêche aux leurres
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